Golf - Masters - Retro Woods 1997 : 40+30 = 70 pour le premier tour

L'Equipe.fr
20 ans que la face du golf a dramatiquement changé. Le Masters 1997, c'est un peu le big bang à la sauce Tiger Woods. Un tremblement de terre que le Tigre a revécu à travers un livre récemment publié. Récit embarqué d'un premier tour qui aurait pu virer au cauchemar.

20 ans que la face du golf a dramatiquement changé. Le Masters 1997, c'est un peu le big bang à la sauce Tiger Woods. Un tremblement de terre que le Tigre a revécu à travers un livre récemment publié. Récit embarqué d'un premier tour qui aurait pu virer au cauchemar. Bien que tout jeune pro, Tiger Woods allait disputer son premier tour du Masters dans la peau... du vainqueur de l'US Amateur empoché l'année précédente. Une tradition qui faisait de Nick Faldo, tenant du titre, le partenaire attitré du Tigre. C'est Tiger lui même qui était allé s'assurer auprès des officiels d'Augusta que son statut pro n'allait pas l'exclure du groupe du tenant du titre. La foule est dense ce jeudi pour assister aux premiers coups du phénomène Woods. Sauf que les choses ne se passent pas comme prévu.La marche (déjà) décisiveDans un vent soutenu ce jeudi, les bogeys s'accumulent. Au 1, 4, 8 et 9. Pas un seul birdie à se mettre sous la dent et surtout un swing qui échappe complètement au Tigre qui poste 40 coups à l'aller. Dans le même temps Faldo signe 41... C'est la courte marche qui sépare le green du 9 du départ du 10 qui sera alors décisive. Tiger Woods : «Je pouvais sentir tous les regards sur moi alors que je marchais entouré de tout un tas de gardes du corps. Je savais bien que beaucoup pensaient le tournoi déjà plié pour moi. C'est l'expérience militaire de mon père qui m'a aidé à cet instant précis. Il m'avais appris à être conscient de mon entourage tout en maintenant ma totale attention vers la tâche que j'avais à accomplir. Tout cela m'a permis de poser le pied sur le départ du 10 dans un état d'esprit calme, mais déterminé. Je n'avais surtout pas oublié que je venais de signer 40 à l'aller.»Un fer 2 puis la basculeAu départ du long par 4 tout en dévers, Woods empoigne son fer 2. Ses pensées reviennent vers le 59 qu'il avait signé quelques jours plus tôt. Il recherche le rythme et la synchronisation sans faille ressentie alors. Tiger décide de raccourcir la montée de son swing pour retrouver le contrôle. L'Histoire est en route. Tiger Woods : «C'était une nouvelle partie qui commençait. J'ai tapé mon fer 2 plein fairway et à cet instant précis j'ai ressenti quelque chose de différent. La sensation que je venais de ressentir était exactement ce que je recherchais avec ma balle. Je me alors dit de rester la-dessus. J'ai fait confiance à ce feeling le reste de la partie.»«Fais comme si tu jouais contre moi» Trois birdies en l'espace de quatre trous, le public sent que quelque chose de spécial se passe. Son pote Mark O'Meara qui joue dans la partie juste derrière aussi. Au départ du 15 les deux hommes se retrouvent à la faveur d'un petit bouchon sur le départ de ce par 5. Mark O'Meara : «On attendait notre tour sur le petit banc en bois. Je l'avais vu scorer 40 à l'aller. Je lui ai dit : "Mec, je capte pas. Tu as joué 59 la semaine dernière. Tu sais quoi, fais comme si tu jouais contre moi. Pas mal de choses arrivent apparement quand tu joue contre moi !" Bien sûr il a signé eagle au 15, posté 30 coups au retour (birdies aux 10, 12, 13 et 17 donc) pour boucler un premier 70» Tiger Woods : «Je me sentais de nouveau très à l'aise dans tous les compartiments de mon jeu. Après mon birdie du 17 (drive/ lobwedge !) je me retrouvais deux sous le par pour la journée. Mon drive au 18 me laissait une petite centaine de mètres. J'avais un putt pour signer 29 au retour. Il a manqué la cible d'un rien. Mais 30 au retour ça m'allait très bien.» Woods se replaçait à trois coups du leader John Huston qui s'était offert un eagle au 18 (par 4). À suivre...

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