Le GP de France espère un report en octobre

Léna Buffa
motorsport.com

Contrairement à celui de Formule 1, annulé fin avril, le sort du Grand Prix de France de MotoGP n'est pas encore scellé. Initialement prévue pour cette semaine, l'épreuve a été reportée début avril à une date qui reste encore à définir. Au fur et à mesure de l’évolution de la situation, la limite pour une prise de décision définitive avait été fixée au 15 mai, et les organisateurs ont souhaité respecter cette date, alors que le circuit Bugatti aurait déjà dû vibrer au rythme des premiers essais libres, pour apporter les dernières nouvelles en leur possession.

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Après plusieurs semaines de réflexion et d'efforts, les organisateurs du Grand Prix ne sont toutefois pas en mesure de donner un verdict final quant au maintien ou à l'annulation de la course du Mans. S'il est acquis que celle-ci ne peut se tenir dans les prochaines semaines, ils tentent malgré tout de lui trouver une nouvelle date et espèrent en cela que le calendrier actuellement en cours d'élaboration pourra leur réserver un créneau, "ce que nous espérons grandement", précisent-ils.

"Nous continuons de travailler afin de pouvoir organiser le SHARK Helmets Grand Prix de France 2020 au Mans dans la première quinzaine d’octobre", indique PHA, organisateur de l'épreuve. "Cette option reste à confirmer dans les semaines à venir et nous espérons une évolution positive de la situation sanitaire malgré l’incertitude qui plane actuellement pour les événements à forte affluence, eu égard au respect des règles imposées par le gouvernement."

Au calendrier depuis 1951, le Grand Prix de France est organisé au Mans sans discontinuer depuis 2000. Sous contrat avec la Dorna jusqu'en 2026, le rendez-vous en Sarthe s'est imposé comme l'un des plus attractifs pour le public : il bat chaque année des records de fréquentation et était encore en 2019 le deuxième Grand Prix de la saison en termes d'affluence avec 206'323 spectateurs, notamment grâce à de nombreuses animations qui en sont devenues des rendez-vous incontournables. Difficile dans ces conditions de l'envisager sans public, et c'est donc dans l'espoir que la situation sanitaire s'améliore que l'annulation n'est pas actée. Les organisateurs indiquent être "tout à fait conscients de l’imprévisibilité de l’avenir", mais assurent rester à la fois "réalistes et positifs" et concluent : "Il est raisonnable d’avoir de l’espoir mais également de ne pas avoir de certitude."

En l'état actuel de la situation, la Dorna travaille sur un calendrier dont une première version devrait être officiellement dévoilée dans les deux à trois prochaines semaines. Celle-ci s'appuiera sur un programme essentiellement européen pour commencer, ainsi que sur la volonté d'exploiter au maximum les autorisations d'accès qui sont espérées de la part des différents pays visés. Le plan est ainsi de débuter la saison par deux Grands Prix à Jerez, et ce sont au total sept courses qui pourraient se dérouler sur le sol espagnol, sur un total de dix à 12 épreuves en Europe avant d'envisager une fin de saison sur d'autres continents.

Pour chaque épreuve que la Dorna souhaite confirmer, l'acceptation d'un protocole sanitaire strict est essentielle. Citant Le Mans parmi les courses à l'étude, Carmelo Ezpeleta a récemment indiqué au sujet de l'élaboration de ce protocole pour le GP de France : "Nous parlons avec Claude Michy et il est en contact étroit avec le gouvernement français et les différents organismes."

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