Grégory Alldritt, après la victoire de la France contre le Japon : « Le plus dur commence »

Grégory Alldritt a été l'un des meilleurs Français contre le Japon, dimanche. (A. Mounic/L'Équipe)

Le n°8 de l'équipe de France, Grégory Alldritt, estime que le plus difficile n'est pas d'arriver au top mais d'y rester. Les Bleus, qui restent désormais sur une série de 13 victoires de rang après leur succès face au Japon (35-17), auront donc fort à faire dans les prochains mois.

« Face au Japon (35-17) ce dimanche après-midi, la France a signé sa 13e victoire d'affilée...
Ouais, bien sûr, c'est important. De toute façon, depuis le début du mandat de Fabien (Galthié, le sélectionneur), l'objectif est de gagner tout ce qui se présente. Là, on vient de gagner les trois matches de la tournée, on ne pouvait pas faire mieux.

Qu'est-ce qui a fait la différence face au Japon ?
On avait à coeur de mettre beaucoup de rigueur. Auparavant, il pouvait nous arriver de sortir du match contre des équipes comme la Géorgie ou l'Italie. Là, on souhaitait garder le même niveau d'exigence d'un bout à l'autre du match, être précis et rigoureux dans tout ce qu'on faisait.

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Que retiendrez-vous en priorité de cette rencontre ?
L'essai de Charles (Ollivon) nous fait du bien, mais c'est surtout un match qu'on a bien construit. On a su prendre les points quand ils se sont présentés à nous et creuser un petit écart. À la fin, on était un peu plus libres pour jouer.

Vous sentez-vous encore plus forts au sortir de cette tournée de novembre ?
À chaque fois qu'on gagne, on grandit. Mais ce n'est pas parfait. Il faudra encore travailler et continuer à se remettre en question match après match. On doit garder les pieds sur terre pour ne pas se prendre pour d'autres.

N'aimeriez-vous pas vous lâcher davantage dans le jeu ?
Non parce que le plan de jeu est fait pour gagner. Donc, tant qu'on gagne, on est les plus heureux. Pour le moment, Fabien (Galthié) et le staff ne se trompent pas là-dessus.

Quel regard portez-vous sur votre invincibilité depuis plus d'un an ?
Disons qu'on crée beaucoup d'attente du côté de nos supporters, ce qui est génial. Les équipes adverses commencent à nous considérer, aussi, ce qui fait que le plus dur commence maintenant. On s'est battus très, très dur pendant quatre ans pour arriver à ce niveau-là et on va tout faire pour y rester. On a évidemment la Coupe du monde dans un coin de la tête, mais on prend énormément de plaisir à jouer ces matches de tournée. Quand on voit l'ambiance qu'il y avait la semaine passée au Vélodrome, ça serait dommage de galvauder ce genre de rencontres. Ce sont des matches de fous.

Le record de victoires d'affilée, codétenu par la Nouvelle-Zélande et l'Angleterre, est à 18. Vous êtes-vous mis dans la tête d'aller le chercher ?
Pour être honnête, on ne se lève pas et on ne se couche pas avec le nombre de matches dans la tête. C'est une fierté de pouvoir être sur cette série et on va tout faire pour continuer. Mais quand on joue, c'est pour gagner le match du jour, mais pour ajouter une victoire à la série. C'est toute la nuance. »

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