Grosjean n'a "jamais été assez conscient" de son talent

Benjamin Vinel
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est un pilote rapide, il est difficile de le nier. Champion de Formule Renault, de F3 Euro Series, de GP2 et d'Auto GP, Grosjean a par la suite démontré sa vélocité en Formule 1, où il n'a été battu en qualifications sur une saison complète (ou presque) que par deux coéquipiers : Kimi Räikkönen en 2013 et Kevin Magnussen en 2019. Il a ainsi pris l'avantage sur Räikkönen en 2012, Pastor Maldonado en 2014 et 2015, Esteban Gutiérrez en 2016 et Magnussen en 2017 et 2018.

Romain Grosjean, Haas F1

Romain Grosjean, Haas F1 <span class="copyright">Sam Bloxham / Motorsport Images</span>
Romain Grosjean, Haas F1 Sam Bloxham / Motorsport Images

Sam Bloxham / Motorsport Images

Lorsqu'il lui est demandé comment il perçoit sa vitesse de pointe, Grosjean répond : "Honnêtement, je ne sais pas. Je n'en ai peut-être jamais été assez conscient, du fait que j'étais capable d'aller très vite et d'être un des meilleurs. Cela a peut-être été une de mes faiblesses. Je ne sais pas, c'est assez naturel, c'est ça qui est marrant. C'est assez naturel de pousser la voiture et de comprendre comment elle peut aller vite."

D'où un certain désenchantement vis-à-vis de sa situation actuelle. "Comme je l'ai dit, sur cinq ans chez Haas, pendant cinq ans on a une voiture qui n'a pas été idéale pour moi en termes de caractéristiques. Elle a toujours eu la même base. Après, cette année, je pense que c'est la pire, mais j'ai su un petit peu m'adapter et trouver les clés au problème. C'est vrai qu'il me manque un peu d'avoir une voiture qui est un peu plus naturelle pour moi, de moins me poser de questions sur un tour de qualifs et d'aller chercher ce que je pense être capable d'aller chercher, un peu de temps au tour, si la voiture est capable de me donner ce dont j'ai besoin. Ça n'a pas été le cas sur toutes les dernières années", conclut Grosjean avec une pointe de déception.