Grosjean ne regrettera pas la lutte pour ne pas être dernier

Fabien Gaillard
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Le départ de dans le contexte pesant du Crashgate, puis son retour à Enstone en 2012, battant alors pavillon Lotus, pour ce qui allait être, sur le plan des résultats, ses deux meilleures saisons dans la discipline, avec neuf podiums.

Après 2013, le champagne s'est raréfié, avec un seul podium en 2015 et le pari de rejoindre l'écurie Haas, toute nouvelle, en vue de 2016. Un choix d'abord payant, la structure signant des résultats étonnamment bons pour ses débuts avant de plonger dans les méandres de son irrégularité et de ses problèmes chroniques d'exploitation qui grèvent encore aujourd'hui la progression de l'écurie.

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Non retenu par Haas au-delà de 2020, Grosjean laisse depuis plusieurs semaines libre cours à ses déclarations. Quand il lui est demandé si, sachant qu'il va quitter Haas et possiblement la F1, il allait aborder la fin d'année de façon nostalgique en profitant de chaque instant, il répond : "Oh, eh bien, je ne sais pas. Je veux dire, oui, c'est un peu différent, sachant qu'il y a de grandes chances que je ne sois pas là l'année prochaine, en Formule 1 je veux dire."

"Donc d'une certaine manière, oui, je profite de pouvoir piloter la voiture, mais ça a toujours été le cas, pour être totalement honnête. Et oui, cette sensation va me manquer, c'est sûr. Mais ce qui ne va peut-être pas me manquer c'est de me battre pour ne pas être dernier sur la grille. Et, vous savez, avec un peu de chance je vais pouvoir aller quelque part où je vais avoir une chance de gagner des courses et de me battre pour quelque chose pour lequel je suis né."

Et concernant sa relation à l'écurie ? "Comme je l'ai dit, j'ai vraiment une bonne relation avec tous mes ingénieurs et les mécaniciens. Et, vous savez, pour certains d'entre eux... Si je prends Ayao Komatsu [ingénieur de course en chef], j'ai couru chaque course en F1 avec lui qui travaillait à mes côtés. Et, vous savez, Dominic [Haines], mon ingénieur de course, on a passé beaucoup de temps ensemble également."

"Certains des gars à l'usine également. Donc, vraiment, c'est une page que je vais tourner. Mais [samedi], lors des qualifications, j'ai mis mon casque, j'ai fermé ma visière et tout ce qui comptait, c'était le temps que j'allais réaliser. Et, vous savez, cela fait un certain temps que je n'ai plus rien à prouver. Je sais que je peux gagner des courses si vous me donnez la Mercedes. Mais je ne l'ai pas."