En Guadeloupe, Bruno Le Maire soutient l'extension du port et fustige la décroissance

Lara Balais / AFP

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, en visite jeudi à Pointe-à-Pitre, a apporté "son soutien total" au projet d'extension du grand port maritime de la Guadeloupe, et en a profité pour exprimer son rejet de "la voie de la décroissance".

"Je suis venu apporter un soutien total à ce projet d'agrandissement du port", a dit à la presse Bruno Le Maire, qui effectuait sa première visite en Guadeloupe comme ministre.

"C'est une opportunité économique formidable pour la Guadeloupe qui peut devenir un grand hub pour desservir le reste de la Caraïbe et l'Amérique du Sud", a-t-il insisté.

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"Je n'y crois absolument pas"

"C'est aussi une opportunité environnementale à saisir", a assuré Bruno Le Maire, en fustigeant la protection de l'environnement par la décroissance.

"Il y a pour la Guadeloupe et plus largement pour la France un choix politique qui est fondamental: certains disent que la meilleure façon de lutter contre le réchauffement climatique, c'est la décroissance. Je n'y crois absolument pas", a-t-il lancé dans son discours.

"La décroissance, ça veut dire être moins bien soigné, ça veut dire se déplacer moins, ça veut dire une qualité de transport moins bonne et ça veut dire moins de prospérité pour nos enfants. Moi je refuse avec beaucoup de clarté cette voie de la décroissance", a affirmé le ministre.

Un projet qui "engendre des nuisances environnementales"

"Nous voulons doubler la capacité d'accueil du Port pour devenir le cinquième port français", a indiqué la présidente du Conseil de surveillance du Grand Port Maritime, Marie-Luce Penchard. L'objectif est d'accueillir des porte-conteneurs de 300 mètres de long, notamment ceux de la CMA-CGM qui est un des investisseurs du projet, mais aussi de devenir un port de transbordement de la région.

L'investissement total se monte à "170 à 180 millions d'euros", selon Bruno Le Maire, qui a assuré les autorités locales de sa volonté de défendre l'opération "au niveau européen et évidemment gouvernemental".

Selon le rapport d'enquête publique, daté d'avril 2023, le projet a reçu un avis favorable, grâce aux "mesures d'évitement, de réduction, de compensation et de suivi présentées par le Grand Port, (...) dénotant une volonté réelles de remédier aux nuisances environnementales engendrées par le projet".

Des nuisances occasionnées par "des travaux (...) qui impactent significativement les différentes composantes de l'environnement, aussi bien les milieux naturels que l'humain", selon le rapport, qui mentionne également "le caractère dommageable des installations en phase d'exploitation, singulièrement pour les mammifères marins".

Article original publié sur BFMTV.com