Guerlain Chicherit prend la tête du rallye du Maroc

Guerlain Chicherit est le nouveau leader du rallye du Maroc. (Julien Delfosse/Dppi / AFP)

Deuxième de la 3e étape remportée par Nasser Al-Attiyah (Toyota), Guerlain Chicherit (Hunter BRX) a pris la tête du Rallye du Maroc mardi à Laâyoune. Ancien leader, Sébastien Loeb, qui a perdu 10 minutes, recule au troisième rang, à 4'50'' de son coéquipier.

Le mercure se rapproche des 40 degrés et les masques de ski sont de sortie sur le bivouac de Laâyoune balayé par le vent et le sable du désert. Pas de quoi entamer la bonne humeur de Guerlain Chicherit qui vient ce mardi de s'installer aux commandes du Rallye du Maroc avec son copilote Alexandre Winocq.

Deuxième de la troisième étape remportée par Nasser Al-Attiyah (4e au général à 27'), il signe un joli coup pour son retour sur les pistes de rallye-raid au volant du Hunter BRX de l'écurie britannique Prodrive. Ancien leader et ouvreur de la spéciale du jour, son coéquipier Sébastien Loeb, qui a perdu 10 minutes à la suite d'une crevaison et d'une petite séance de ''jardinage'', recule au troisième rang, à 4' 50'' de Chicherit et 4'd'Orlando Terranova, pilote BRX également.

« Je suis extrêmement satisfait mais il reste encore deux jours, réagit Chicherit, engagé avec Prodrive pour deux Dakar. Je ne me démobilise pas, je veux rester concentré jusqu'à la fin. Pour une fois que j'ai une voiture au niveau des autres. » En janvier prochain en Arabie Saoudite, il s'alignera au départ de son 11e Dakar.

« Ces dernières années, je montais mes trucs avec des voitures différentes, poursuit-il. Ça m'a pris cinq ans pour revenir dans une bonne auto. J'ai mis beaucoup d'énergie pour créer mon team (GCK) avec les anciennes DKR. L'équipe avait fait un super boulot. Sauf qu'on est arrivés une année où le règlement a changé. Le règlement T1 + ne laissait plus aucune chance aux buggys. »

« On a compris qu'on ne pouvait plus rien faire. À un moment donné, je me suis dit, soit je reste à la maison et j'arrête de rouler, soit je vais au bout de mon truc et je monte dans une voiture aboutie. Je me suis tourné vers Prodrive que je connaissais puisqu'on avait bossé ensemble sur le rallycross et je leur ai demandé s'ils pouvaient me faire une voiture. »

Pour Chicherit, l'idée est de s'offrir une nouvelle chance, de s'occuper de sa carrière de pilote pendant deux ans et de dissocier le projet de développement de la voiture à hydrogène avec GCK. « Comme ça, je suis à fond, lance-t-il. Dans une équipe comme Prodrive, le seul truc que tu as à faire, c'est monter dans la voiture et conduire. Comme quand j'étais chez X-Raid. »

Au Maroc, son objectif est la victoire. « En arrivant ici, après deux jours d'essais seulement, j'avais besoin de me rassurer, de savoir si la vitesse était toujours là. De ce point de vue, ça va, j'ai un bon rythme. Le Maroc, ajoute-t-il, est la première étape. L'objectif sera ensuite de gagner le Dakar, en 2023 ou 2024. Le chemin est encore long. Mais si on se rode sans faire trop de bêtises ici, on aura franchi une grosse étape au niveau de la confiance. J'avais aussi envie de montrer aux copains que j'étais de retour et très motivé ! »

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Victoire de Benavides en moto


En position d'ouvreur après sa victoire de la veille, Adrien Van Beveren (Honda) a terminé 11e de la troisième étape remportée par Luciano Benavides (Husqvarna). L'Argentin a devancé de 25 secondes son coéquipier Skyler Howes, la troisième place revenant à Ross Branch (Hero), à 2'38'', la quatrième à Sam Sunderland (Gas Gas), à 3'3''. Howes conserve la tête au général devant Benavides, à 3' 17'', et Toby Price (KTM), 4' 45''. Van Beveren est 7e à 12'54''.

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