Guerre en Ukraine ; Zelensky veut priver la Russie de son droit de veto à l’ONU

Le président Volodymyr Zelensky et l’Ukraine accusent la Russie de mener des frappes contre la centrale nucléaire de Pivdennonooukraïnsk, faisant craindre un incident (photo d’illustration prise le 18 août dernier).
Yan Dobronosov / Global Images Ukraine via Getty Le président Volodymyr Zelensky et l’Ukraine accusent la Russie de mener des frappes contre la centrale nucléaire de Pivdennonooukraïnsk, faisant craindre un incident (photo d’illustration prise le 18 août dernier).

Yan Dobronosov / Global Images Ukraine via Getty

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé ce mercredi 21 septembre devant l’ONU l’invasion de son pays par les troupes russes et réclame le retrait du droit de veto de la Russie. (photo d’illustration prise le 18 août dernier).

KIEV - « Un crime a été commis contre l’Ukraine et nous exigeons un juste châtiment ». Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé ce mercredi 21 septembre devant l’ONU avec force l’invasion de son pays par les troupes russes. Il réclame entre autres la mise en place d’un tribunal spécial et le retrait du droit de veto de Moscou.

« Nous ne laisserons pas cette entité prévaloir sur nous », a-t-il lancé dans un discours vidéo retransmis à l’Assemblée générale de l’ONU. N’ayant pas pu se rendre à New York, le dirigeant a obtenu cette autorisation exceptionnelle des Etats membres des Nations unies. Vêtu comme souvent d’un tee-shirt vert kaki, il a appelé à la création d’un tribunal spécial pour juger la Russie « pour son crime d’agression contre notre État ».

Le président ukrainien a également appelé à la création d’un fonds de compensation pour l’Ukraine et a estimé que la Russie devrait être privée de son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU. Pour rappel, ce droit donne la possibilité à chacun des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, France, Royaume-Uni, Russie) de s’opposer à toute décision du Conseil de sécurité.

La Russie fait peser la menace de l’arme nucléaire

« Nous sommes prêts pour la paix. Mais une paix honnête et juste », a-t-il ajouté, listant les ingrédients de sa « recette » pour la paix, du « châtiment » à la restauration de l’intégrité territoriale en passant par des « garanties de sécurité ». « Le monde est de notre côté », a-t-il encore affirmé. Sa virulente diatribe contre la Russie s’est achevée sous les ovations et applaudissements des représentants présents dans la salle.

Auparavant, à la même tribune des Nations unies, le président américain Joe Biden avait accusé la Russie d’avoir « violé de manière éhontée » les principes de l’ONU. Juste après que Vladimir Poutine a menacé d’utiliser l’arme atomique, le président américain a insisté : « Il est impossible de gagner une guerre nucléaire et il ne faut pas la mener ».

Quelques heures plus tôt, dans une adresse à la nation, Poutine s’était en effet dit prêt à utiliser « tous les moyens » dans son arsenal face à l’Occident qu’il a accusé de vouloir « détruire » la Russie. « Ce n’est pas du bluff », a-t-il assuré.

L’Union Européenne, qui a également dénoncé « avec force l’escalade de la Russie » , examine de son côté de nouvelles sanctions contre Moscou, a indiqué le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell à l’issue d’une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères à New York ce mercredi soir.

À voir également sur Le HuffPost :

Vous ne pouvez visionner ce contenu car vous avez refusé les cookies associés aux contenus issus de tiers. Si vous souhaitez visionner ce contenu, vous pouvez modifier vos choix.

Lire aussi