Gwenaëlle Gigarel-Noury : « Didier Gailhaguet est un consultant comme tous les autres »

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Gwenaëlle Gigarel-Noury entourée de son trésorier Loris Bertrand et de son secrétaire général Patrice Martin, samedi à la Fédération. (DR)
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Gwenaëlle Gigarel-Noury, la nouvelle présidente de la Fédération française des sports de glace, qui a battu samedi la présidente sortante Nathalie Péchalat, assure qu'elle sera bien aux manettes de la FFSG. Elle s'explique sur sa proximité avec l'ancien président démissionnaire et inéligible Didier Gailhaguet.

Gwenaëlle Gigarel-Noury (élue à la présidence de la fédération française des sports de glace) : « C'est une grande émotion, je suis vraiment ravie. C'est un travail qu'on a mené en équipe depuis plusieurs mois. Ce qui est important pour nous, c'est de pouvoir représenter tous les clubs et de faire en sorte que les clubs soient au centre de cette fédération, que les clubs soient des acteurs de la fédération. Cette aventure n'est pas une aventure en solo, j'avais envie d'avoir une équipe solide avec moi et naturellement je me suis tournée pour cette place de secrétaire général vers Patrice Martin qui a évidemment une compétence et des connaissances fédérales qui sont incroyables.

Moi je suis une présidente relativement récente. Bien qu'ayant patiné dans ma jeunesse, ça fait seulement cinq ans que je suis vraiment active au niveau de la fédération. Ce n'est pas seule qu'on peut mener une embarcation pareille. Forcément ma démarche naturelle a été de consulter un maximum de gens.

Didier Gailhaguet (ancien président de la FFSG, démissionnaire en 2020 suite au scandale des violences sexuelles dans le patinage artistique et inéligible) a été consulté, je ne le cache pas parce que pour moi ça reste un passionné des sports de glace, ça reste quelqu'un qui connaît les rouages de cette fédé. J'expliquais tout à l'heure que j'arrivais avec beaucoup de détermination, de l'envie pour faire avancer la fédération de demain mais seule ce n'est pas possible. Je tiens à m'entourer de gens compétents qui connaissent cette machine fédérale et Didier Gailhaguet en fait partie. Maintenant, il est un consultant comme tous les autres. »

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Nathalie Péchalat (présidente sortante de la FFSG) : « Je l'accepte parce que c'est la démocratie. La deuxième réaction, c'est que c'est une humiliation pour tout le travail collectif qu'on a mené depuis plus de deux ans. Dieu sait que ça a été compliqué, intense en termes d'énergie et de temps. La troisième, c'est que j'espère que toutes les promesses qui ont été faites au club seront tenues pour le bien des sports de glace. On sait toujours que dans les élections, tout est possible. Je sais depuis plusieurs semaines que ça allait être très serré.

J'étais confiante dans la nature humaine, dans le bon sens, le discernement de chacun des votants par rapport à tout ce qu'on a fait. D'ailleurs, le rapport moral a été approuvé à plus de 92 %. Défendre la fédération c'est une chose, gagner des élections sur le terrain politique, c'en est une autre. C'est pas ma conception des choses.

Moi je suis dans le travail, pour faire avancer. Faire des promesses pour me faire réélire, ce n'est pas mon fonctionnement. (sur le possible retour de Didier Gailhaguet) C'est la honte intersidérale pour l'ensemble des sports de glace, on revient à un autre système de valeurs, à un autre fonctionnement, à d'autres méthodes qui ne sont pas les miennes. Pour ces raisons, je suis très contente de ne pas en faire partie. »

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