Gym - ChE - Marian Dragulescu et Catalina Ponor, deux immortels de la gymnastique roumaine

L'Equipe.fr
Les finales par agrès des Championnats d'Europe démarrent ce samedi. Marian Dragulescu, 36 ans, est la plus grande chance de médaille pour la Roumanie, hôte de la compétition. Catalina Ponor tentera d'en rafler une à la poutre.

Les finales par agrès des Championnats d'Europe démarrent ce samedi. Marian Dragulescu, 36 ans, est la plus grande chance de médaille pour la Roumanie, hôte de la compétition. Catalina Ponor tentera d'en rafler une à la poutre.Sur le praticable de Cluj, samedi (12h30), Marian Dragulescu va se présenter pour la finale du sol dont il a terminé le concours de qualifications à la seconde place. Le gymnaste roumain de 36 ans sera également de la partie dimanche pour la finale de son agrès, le saut. Avec Catalina Ponor, 29 ans, en course pour la finale en poutre, ils représentent deux monuments de la gym roumaine, deux monuments encore plus grands puisqu'ils seront devant leur public.Deux grands noms que le temps et les événements ont plusieurs fois fait disparaitre mais qu'ils ont aussi fait réapparaitre, souvent sur les podiums.L'octuple champion du monde (quatre fois au saut et quatre fois au sol) est toujours habité de la même motivation. «Le public va en attendre beaucoup de nous, on ne va pas le décevoir et ramener des résultats qui nous rendent tous fiers», déclarait-il au début de ces Championnats d'Europe à la maison. Celui dont l'un des sauts porte son nom (le Dragulescu : lune double salto avant avec un demi-tour) a pourtant tout connu.Des podiums olympiques 2004 à l'absence de l'équipe nationale aux Jeux de Rio 2016, il avait aussi été contraint par sa fédération de s'éloigner un temps des plateaux suite à plusieurs chutes sérieuses sur la tête et quelques blessures en 2007.Mais bien sûr, Dragulescu était revenu à Pékin, pour les Jeux. Avec très peu de préparation, il avait terminé septième au sol mais surtout au pied du podium au saut ; «mon âme s'est brisé» avait-il déclaré. Alors il a annoncé qu'il prenait sa retraite, comme il l'avait déjà fait en 2005 pour «des petits problèmes avec sa fédération» se contentait-il de déclaré dans les colonnes de L'Équipe à l'époque. Devenu entraîneur dans le club du Dinamo Bucarest avec Marius Urzica et Dan Potra, d'anciens coéquipiers de l'équipe nationale, il n'a pas mis longtemps avant de revenir à la compétition. En 2009, aux Championnat du monde de Londres, il était reparti avec le titre au sol et au saut.Encore et toujours médaillé en 2015 (argent au saut aux Mondiaux de Glasgow, qui lui assurait la qualification olympique) et en 2016 (argent au saut et au sol aux Championnats d'Europe à Berne, en Suisse), il termine une nouvelle fois au pied du podium olympique de Rio au saut. Mais ce samedi, il sera là, pour son pays, son équipe et parce qu'il garde en tête une quête inachevée : l'or olympique. Il a d'ailleurs annoncé qu'il serait de la partie pour tenter de qualifier l'équipe Roumaine pour les Jeux de Tokyo, en 2020. Marian Dragulescu aura 39 ans.Catalina Ponor, porte-drapeau de la Roumanie à Rio, a également prévenu qu'elle serait toujours là en 2020. «Je poursuivrai jusqu'aux Jeux de Tokyo pour y qualifier notre équipe. De mon point de vue, la médaille par équipe est la plus importante». La gymnaste reste parce que c'est une sportive de haut niveau, sans cesse stimulée par l'adrénaline de la compétition mais aussi par devoir de transmission aux jeunes gymnastes qui montent, comme Ioana Crisan et Olivia Cimpian. Aussi, peut-être, pour éviter la même catastrophe qu'aux Jeux de Rio : l'équipe nationale féminine ne s'était pas qualifiée, une première depuis 48 ans...Dimanche elle sera de nouveau en finale de l'agrès le plus aléatoire de la gymnastique. Cette grande brune d'1m60 a toujours eu une allure de femme qui détonait au milieu des visages enfantins des autres gymnastes, toujours le même regard noir et déterminé et toujours cette aisance sur la poutre qui vous ferait oublier que ses acrobaties se font sur dix centimètres de large. Mais la Roumaine a, comme Dragulescu, connu une carrière tortueuse faite d'annonce de retraite et de comeback.Elle s'arrête une première fois en 2005, quelques mois après ses trois titres olympiques à Athènes (concours général par équipe, sol et poutre). Là encore, la fédération roumaine intervenait en l'excluant, avec deux de ses coéquipières, pour une virée nocturne avant les Championnats du monde. Un arrêt de courte durée, puisqu'elle était bien présente aux Mondiaux et remportait le bronze à la poutre. Elle arrêtera de nouveau après les Jeux Olympiques de Londres d'où elle est repartie avec le bronze du concours général par équipe, l'argent au sol et la quatrième place en poutre. «Je peux sortir la tête haute de cette compétition, je n'ai pas de regrets et puis j'ai déjà été championne olympique», déclarait la gymnaste de déjà 25 ans.Lorsque son inscription au protocole des contrôles anti-dopage a été annoncée en février 2015, la gymnastique mondiale se doutait que Catalina Ponor était, une nouvelle fois, sur le point de revenir. Mais comme l'équipe nationale ne s'était pas qualifiée pour les Jeux, la fédération roumaine ne pouvait envoyer qu'une gymnaste à Rio. Le choix opposait Catalina Ponor à Larisa Iordache (bronze olympique par équipe à Londres, vice-championne du monde du concours général individuel et au sol en 2014 et bronze du concours général individuel en 2015). Les billets ont été pour Catalina Ponor qui a été contrainte de fermer ses comptes sur les réseaux sociaux, victime d'insultes par les fans de Iordache. Aujourd'hui son compte twitter est d'ailleurs toujours privé.Deux, trois événements qui pourraient vous laissez penser qu'il est temps de raccrocher les maniques mais pas elle. La reine roumaine défendra bien ses chances dimanche et devrait donc les défendre encore quelques années. En août 2020, elle fêtera ses 33 ans.Porgrammes des finales

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