Gymnastique - Face à une commission du Sénat américain, Simone Biles dénonce l'inaction des autorités sportives et du FBI face aux violences sexuelles

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Des gymnastes américaines se sont montrées très critiques face à l'inaction des autorités sportives et de la police fédérale dans l'affaire Nassar. « On nous a laissées tomber et on nous doit des explications », a déclaré, la voix brisée, Simone Biles devant une commission du Sénat américain chargée de se pencher sur les manquements au devoir du FBI dans la conduite de l'enquête liée à l'affaire Nassar. Larry Nassar, 58 ans, purge actuellement une peine de prison à vie après avoir été condamné en 2017 et 2018 pour des agressions sexuelles sur plus de 250 gymnastes, la plupart mineures, lorsqu'il oeuvrait pour la Fédération américaine de gymnastique. Or, un rapport de l'inspection générale du ministère de la Justice, un organisme indépendant, s'est montré très critique envers le bureau local du FBI à Indianapolis, où le patron de la Fédération de gymnastique avait, le premier, rapporté les accusations contre l'ostéopathe en juillet 2015. Selon le rapport, les agents « ont fait des erreurs nombreuses et fondamentales en enquêtant et ont violé plusieurs règles du FBI. » De fait, l'enquête avait rapidement été abandonnée et il avait fallu un autre signalement, en mai 2016, pour que le FBI lance une nouvelle enquête.

Simone Biles « Je rends responsable Larry Nassar et je rends responsable un système entier qui a permis et perpétré ces abus. » Face à la commission, Biles n'a pas mâché ses mots. « Je rends responsable Larry Nassar et je rends responsable un système entier qui a permis et perpétré ces abus, la Fédération américaine de gymnastique et le Comité olympique américain. » McKayla Maroney, elle, se focalise sur l'inaction du FBI, et notamment de l'agent qui avait accueilli son témoignage par « le silence et le mépris ». Et d'enchaîner : « Non seulement le FBI n'a pas fait d'enquête mais quand les agents fédéraux ont finalement fait un rapport 17 mois plus tard, ils ont fait de fausses déclarations sur ce que j'avais dit. Ces agents ont commis un crime ». Maroney, 25 ans, avait été abusée dès ses 13 ans. Aly Raisman, victime de Nassar à partir de 2010, vise aussi le FBI qui « a mis 14 mois pour me contacter malgré mes nombreuses demandes de témoigner. C'était comme servir des enfants innocents à un pédophile sur un plateau d'argent. »

Maggie Nichols, 24 ans, s'est montrée elle critique envers la Fédération qui l'aurait sanctionnée pour avoir été la première à dénoncer les violences sexuelles. « Mon rêve olympique s'est évanoui à l'été 2015 quand mon entraîneur et moi avons dénoncé les agressions de Larry Nassar. » Les excuses du directeur du FBI Face aux critiques, le directeur du FBI, Christopher Wray, a présenté ses excuses aux victimes de Larry Nassar, admettant que « les erreurs fondamentales faites entre 2015 et 2016 n'auraient jamais dû l'être. » Wray a précisé que l'agent ayant supervisé l'enquête avait été licencié et il a exprimé sa « frustration » que l'agent chargé de l'enquête n'ait pas été sanctionné, ayant pris sa retraite avant les conclusions de l'inspection générale. Agent qui avait sollicité la Fédération pour obtenir un poste de chef de la sécurité, qu'il n'a finalement pas obtenu.

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