Gymnastique - USA - Biles et Mikulak favoris de leur championnat national

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En quête d'un septième titre national, Simone Biles et Sam Mikulak s'avancent comme les favoris alors que débutent ce jeudi les Championnats des Etats-Unis à Fort Worth. À peine quatre heures de route. C'est à Fort Worth que Simone Biles, la Texane de Spring, a rendez-vous dès vendredi pour les Championnats des Etats-Unis, où elle briguera un septième titre national. Elle ne sera pas la seule à envisager cette collection record puisque son compatriote Sam Mikulak (28 ans) se trouve dans la même position alors que lui débutera dès ce jeudi. Mais si la star planétaire de la gymnastique ne semble pas avoir de rivale à sa démesure, le Californien sait devoir se méfier de Yul Muldauer (24 ans), né à Séoul mais adopté par un couple du Colorado avant d'avoir soufflé sa première bougie. lire aussi Biles et Mikulak brillent aux Mondiaux 2019 Tous les deux étaient de l'équipe américaine qui avait fini 4e des derniers Mondiaux en 2019. Mais, pour Mikulak, les Jeux Olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août) sonneront comme son ultime défi. Médaillé de bronze mondial par équipe en 2014, il a déjà disputé à deux reprises les JO, et reste le seul Américain en activité à avoir cette expérience. Face au trio Russie - Chine - Japon, les Etats-Unis auront du mal à se glisser sur le podium olympique, qui leur échappe depuis 2004 (2e). Mais Sam Mikulak, enfin récompensé par une breloque mondiale individuelle en 2019 (3e à la barre fixe), imperturbable lors de l'édition nationale qui l'avait précédée (vainqueur au concours général, au sol, aux arçons, aux barres parallèles et fixe), ne devrait pas se laisser distraire par une inflammation du poignet. Pour autant, c'est évidemment la compétition des femmes qui attise la curiosité. Deux semaines après l'US Classic, où beaucoup ont d'abord recensé les chutes de l'armada américaine, qui domine par équipe depuis les Mondiaux de 2011, on s'interroge sur la capacité à jouer la réussite à défaut de sécurité. À commencer par Simone Biles. La quadruple championne olympique avait chuté aux barres asymétriques et posé les mains sur une acrobatie au sol. En revanche, elle avait aussi profité de cette première sortie compétitive en dix-neuf mois pour dévoiler un nouvel et incroyable envol au saut en Yourchenko double salto arrière corps carpé. La protégée des Français Cécile et Laurent Landi n'omettra pas cet élément à Fort Worth, mais souhaiterait gommer ses bêtises commises à Hartford. Un championnat pas décisif Derrière elle, et puisque ces Championnats des États-Unis ne seront pas définitifs dans la désignation de l'équipe qui disputera les Jeux olympiques de Tokyo (les Trials sont prévus à Saint-Louis du 24 au 27 juin), on observera aussi ses « petites soeurs » : Morgan Hurd, championne du monde en 2017 (en l'absence de Biles), et qui revient après deux opérations de l'épaule, Sunisa Lee, deuxième Américaine en 2019 (mais qui avait raté ses premiers Mondiaux), même si elle souffre d'un tendon d'Achille, et Jade Carey. Cette dernière s'est déjà réservé un strapontin individuel pour le Japon, grâce à ses premières places au bilan du circuit de la Coupe du monde au saut et au sol (où l'a vu réussir le fameux double salto arrière avec une triple vrille que Simone Biles a été la première femme à réussir en 2019 lors des entraînements officiels de mercredi). lire aussi Toute l'actu de la gym On suivra aussi la progression de Kayla DiCello, 3e lors de l'US Classic, derrière Jordan Chiles, qui s'entraîne au quotidien avec Biles à Spring, parce que la championne des États-Unis juniors de 2019 est devenue éligible pour les Jeux après leur report d'un an. En revanche, on regrette le forfait d'une autre jeune senior. En l'occurrence Konnor McLain, 16 ans depuis le 1er février, qui vient de muter pour le club de WOGA où elle s'entraîne désormais avec Valeri Liukin, le père de Nastia, la championne olympique de 2008, et qui a choisi de zapper les deux échéances nationales à venir, ainsi que les Jeux tokyoïtes, pour privilégier le prochain cycle olympique. Peut-être la croisera-t-on lors des prochains Mondiaux au Japon, en octobre, et plus sûrement lors des Jeux de Paris en 2024 ?