Haas : "Il faut que le plafond budgétaire baisse"

Benjamin Vinel
motorsport.com

Mesure inédite dans l'Histoire du championnat, le plafond budgétaire avait initialement été fixé à 175 M$ (153,8 M€ selon le taux de change établi au moment de l'accord), mais c'était avant que la pandémie de COVID-19 ne provoque le report et l'annulation de nombreux Grands Prix, avec le potentiel d'une perte de revenus gigantesque pour les écuries.

Un accord tacite a déjà été trouvé pour abaisser ce chiffre à 150 M$ – à peine un tiers de ce que dépensent Ferrari et Mercedes, même si de nombreux coûts sont exclus des restrictions et certaines écuries font campagne pour une limite encore plus drastique : McLaren a notamment suggéré un plafond de 100 M$.

Kevin Magnussen, Haas VF-20

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Kevin Magnussen, Haas VF-20 <span class="copyright">Glenn Dunbar / Motorsport Images</span>
Kevin Magnussen, Haas VF-20 Glenn Dunbar / Motorsport Images

Glenn Dunbar / Motorsport Images

Une autre difficulté pourrait être un calendrier extrêmement chargé à partir de l'été, la Formule 1 gardant pour objectif de tenir autant de Grands Prix que possible afin d'assurer un maximum de revenus.

"Tout le monde va changer d'approche", souligne Steiner. "On ne pourra pas développer des évolutions et les mettre sur la voiture aisément. Si nous faisons 15 courses en six mois, ce ne sera pas une mince affaire. Il faut se rendre la vie non pas facile mais plus simple afin de ne pas commettre d'erreurs. Si on complique les choses et ouvre la possibilité de faire des erreurs, il n'y a que des désavantages. On dépense de l'argent à le faire, puis à essayer de comprendre ce qui cloche, et il n'y a pas de résultats, ce qui n'est pas bon."

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Steiner sait de quoi il parle : l'an passé, Haas a passé la majeure partie de la saison à tenter de comprendre pourquoi les évolutions apportées à la VF-19 ne représentaient aucun gain de performance, ayant tardé à écouter les doutes d'emblée émis par le pilote Romain Grosjean. Cependant, ce genre d'épreuve pourrait avantager l'équipe face aux défis que vont devoir relever les dix teams de Formule 1.

"Nous avons déjà connu des temps difficiles. Nous avons moins de ressources humaines et avons l'habitude de plus grandes difficultés qu'un top team qui a deux personnes pour chaque job quand nous n'en avons qu'une. Mais c'est comme ça. Nous pouvons faire avec. Ce sera difficile pour nos employés, mais un challenge est une opportunité. Ce ne sera facile pour personne. Nous ferons de notre mieux et espérerons faire du meilleur travail que d'autres qui ont plus de ressources humaines", conclut Steiner.

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