Hamilton : L'annulation du GP d'Australie, un "véritable choc"

Benjamin Vinel
motorsport.com

À la mi-mars, alors que l'inquiétude autour du nouveau coronavirus était grandissante dans le monde entier, avec déjà une centaine de milliers de cas recensés, la Formule 1 avait tenté le tout pour le tout et s'était rendue à Melbourne dans l'objectif de disputer la première manche de la saison, le GP d'Australie. L'ambiance était néanmoins étrange dans le paddock ce jeudi-là, avec par exemple des mesures de distanciation sociale déjà mises en œuvre entre les pilotes et les journalistes lors des points presse. Face à ce qui était désormais qualifié de pandémie par l'OMS, il a fallu annuler l'événement le vendredi matin, juste avant la première séance d'essais libres, alors que des milliers de spectateurs avaient fait le déplacement.

Dès le jeudi, avait remis en question la présence de la F1 en Australie, mais il ne s'attendait pas pour autant à ce que le Grand Prix soit annulé. "Je pense que cela a vraiment été un véritable choc", estime-t-il. "Ce jeudi-là, j'ai donné mon avis quant à savoir si nous aurions dû venir. Me réveiller le lendemain avec l'excitation de monter dans la voiture puis apprendre que nous n'allions pas nous rendre au circuit, c'était complètement surréaliste."

Lewis Hamilton, Mercedes-AMG Petronas F1

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce
Lewis Hamilton, Mercedes-AMG Petronas F1 <span class="copyright">Zak Mauger / Motorsport Images</span>
Lewis Hamilton, Mercedes-AMG Petronas F1 Zak Mauger / Motorsport Images

Zak Mauger / Motorsport Images

Le pilote Mercedes n'attendait qu'une chose : reprendre le volant. "Chaque année, je sais comment trouver la concentration d'emblée, je connais la préparation nécessaire, je sais comment être prêt pour la première course, afin de commencer du mieux possible. Chaque année, on peaufine un peu ça pour s'assurer d'être encore meilleur quand on arrive et de commencer du bon pied."

"Et nous n'avons pas pu courir. C'étaient vraiment quelques jours difficiles, et après ça, ce que l'on aime tant – on ne nous en a pas privés, mais c'est en pause. Le pilotage me manque."

Un huis clos ? Pire qu'une journée d'essais !

Les dix premiers Grands Prix de la saison ont ainsi été reportés ou annulés, et la campagne 2020 devrait être lancée par des courses à huis clos au Red Bull Ring (Autriche) et à Silverstone (Grande-Bretagne). Cette idée n'enthousiasme clairement pas l'Anglais.

"Dans le monde entier, toutes les courses auxquelles nous allons, plus il y a de fans, plus il y a d'ambiance. C'est pourquoi l'on a des endroits comme Silverstone et Monza. Cela va être très vide. Ce qui est super, c'est que je reçois des messages de gens du monde entier qui peinent à surmonter cette période car ils ne peuvent pas regarder de compétitions sportives, et cela montre simplement à quel point le sport est important dans la vie des gens. Il nous rassemble et il est extrêmement passionnant et captivant."

Lire aussi :

Le protocole draconien du GP d'Autriche sera "un modèle à suivre"

"Je ne sais pas à quel point ce sera passionnant pour ceux qui regarderont à la télé, mais ce sera mieux que rien. Mais pour nous, ce sera comme une journée d'essais, sûrement même pire qu'une journée d'essais, dans la mesure où lors d'une journée d'essais, il n'y a pas énormément de gens qui viennent regarder, mais il y en a quand même, alors que là, il n'y aura personne dans les tribunes, on ne verra que des sièges vides en pilotant. Mais la course, c'est la course. Je ne pense pas que quiconque ait vraiment eu le temps de libérer le potentiel de sa monoplace. Je suis donc enthousiaste à l'idée de la reprise, ça me manque vraiment beaucoup", conclut Hamilton.

À lire aussi