Hand - Bleus - Equipe de France / D1 : Focus sur six joueurs sacrés champions du monde juniors en 2015

L'Equipe.fr

Ils ont été sacrés champions du monde juniors en 2015 avec Julien Meyer, nouvel appelé en équipe de France A, et jouent en D1. Focus sur six d'entre eux avec leur ancien entraîneur, Yohann Delattre.Comme les «Experts», ils ont remporté le dernier Mondial, chez les juniors (-21 ans), en août 2015. Certains ont depuis fait leur nid dans le Championnat de France. Alors que l'un d'entre eux, le gardien Julien Meyer (surclassé pour le Mondial 2015), découvre cette semaine l'équipe de France A, nous avons demandé à Yohann Delattre, co-entraîneur des Bleuets, son regard sur six de ses anciens protégés.Queido Traoré (22 ans, poste : ailier gauche, club : Chambéry, matches en D1 : 65) Après avoir découvert l'élite en 2012-2013, il s'est installé dans la foulée du sacre mondial des juniors comme un élément important de la rotation de Chambéry (21 matches de Championnat en 2015-2016). Une blessure survenue en mars dernier l'a éloigné des terrains et a peut-être compromis sa fin de saison. Yohann Delattre : «Un garçon en lequel j'ai toujours cru. Il a de vraies qualités physiques. Défensivement il n'est pas qu'un numéro 1 (ailier gauche) ; en sélection juniors il avait une place des plus importantes en poste 2 (arrière gauche) et, à Chambéry, ils ont aussi travaillé et pris cette option-là. Ses qualités commencent donc à être reconnues. Pour aller plus loin dans son ambition, il doit continuer à travailler offensivement, son efficacité, sa capacité à jouer dans les petits espaces. Il a toutes les caractéristiques pour faire une belle carrière.»Quentin Dupuy (22 ans, arrière gauche, Nîmes, 64) Avant même la campagne victorieuse des Bleuets au Brésil, il avait pris part cette saison-là à la moitié des matches de l'USAM en Championnat. Le puissant arrière gauche sait faire preuve cette année d'une belle régularité offensive (32 buts à 50% de réussite). Yohann Delattre : «Il évolue à Nîmes dans un rôle qu'il avait en équipe de France juniors. C'est un bon défenseur, dans l'esprit nîmois, il correspond très bien aux valeurs du club. Un garçon important dans un groupe, avec qui il est plus facile de voyager parce que c'est un combattant, quelqu'un qui n'a pas peur. Il est toujours investi, toujours à fond. Ce n'est pas forcément le plus talentueux mais les entraîneurs aiment avoir ce type de joueurs là dans un groupe, parce que ce sont souvent eux qui amènent un supplément d'âme.»Rudy Seri (23 ans, demi-centre, Sélestat, 51) Il a disputé tous les matches en Championnat de la difficile saison de Sélestat, lanterne rouge, pour ce qui constitue sa troisième saison complète avec le club alsacien (dont une à l'étage inférieur). Yohann Delattre : «C'est très subjectif, mais j'ai le sentiment qu'il a besoin de gagner en régularité, ce qui renvoie à sa motivation, à son ambition. Là-dessus j'ai quelques interrogations. Mais il a de vraies qualités. Il a été un élément très important pour le titre de champion du monde. Il devrait rester à Sélestat l'année prochaine, tant mieux pour le club, mais peut-être qu'il doit chercher des zones d'inconfort pour continuer à progresser, c'est mon interrogation.»Nicolas Tournat (23 ans, pivot, Nantes, 92) Le puissant point d'ancrage (2,00m, 116 kg) boucle déjà sa troisième saison complète avec le «H», un exercice durant lequel il a fait, comme son club, la découverte de la Ligue des champions après avoir remporté la Coupe de la Ligue en 2015, peu avant le titre mondial en juniors. Yohann Delattre : «Il fait aujourd'hui partie des incontournables pivots de la Ligue. Peut-être mériterait-il une apparition en équipe de France A ; il a la malchance aujourd'hui d'avoir (Luka) Karabatic, Sorhaindo et Fabregas à son poste... Qu'il continue de travailler en défense - il est en progrès et Thierry Anti lui fait parfois confiance- pour être encore plus complet. Quand il est un peu isolé, il n'est pas des plus efficaces défensivement, même si ça va beaucoup mieux. Ce qu'il affiche tous les week-ends montre qu'il est toujours en train de chercher à être performant.»Florian Delecroix (23 ans, arrière droit, Nantes, 63) Contrairement à son camarade nantais Nicolas Tournat (voir plus haut), son temps de jeu est plus réduit mais il participe depuis maintenant trois saisons à la majorité des matches du HBCN. Il a étoffé son palmarès et goûté à la Ligue des champions, avant de prendre l'an prochain la direction de Cesson en prêt. Yohann Delattre : «Il a marché sur l'eau pendant le Mondial juniors (élu meilleur joueur et meilleur arrière droit du tournoi, et auteur notamment de huit buts en finale). Il démontre une efficacité redoutable. Son temps de jeu est aujourd'hui très irrégulier; je crois que le prêt à Cesson l'année prochaine va lui être bénéfique. Il a besoin d'un terrain d'expression un peu plus conséquent, pour lui permettre de gagner en confiance et encore en efficacité.»Florian Billant (20 ans, ailier droit, Dunkerque, 43) Une première apparition en D1 à l'âge de 18 ans, huit mois avant d'aller conquérir le titre mondial avec les Bleuets. Au retour du Brésil, il s'est fait sa place dans les rangs de l'USDK, brillant par sa justesse offensive. Il a joué cette saison vingt-et-un des vingt-deux matches de Championnat. Yohann Delattre : «Le malheur de Florian, c'est d'être un garçon introverti, qui ne dégage pas une image des plus expansives. On a donc l'impression de ne pas le voir mais c'est quelqu'un de redoutable au niveau de la finition. On parle beaucoup de Yannis Lenne, et c'est complètement logique, on parle beaucoup de Benoît Kounkound, mais à mes yeux Florian n'a rien à envier à ces deux-là. Ça fait justement un très beau trio pour le renouvellement de l'équipe de France.»

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