Hand - Bleus - Julien Meyer évoque «une symbolique forte» d'être appelé en Bleu pour les derniers matches de Thierry Omeyer

L'Equipe.fr
Espoir du poste et annoncé depuis de longs mois comme le successeur de Thierry Omeyer en équipe de France, le gardien de Chambéry Julien Meyer (20 ans) évoque la surprise et la symbolique de sa première convocation en Bleu.

Espoir du poste et annoncé depuis de longs mois comme le successeur de Thierry Omeyer en équipe de France, le gardien de Chambéry Julien Meyer (20 ans) évoque la surprise et la symbolique de sa première convocation en Bleu.L’affiliation à Thierry Omeyer lui colle à la peau depuis plusieurs années, déjà. Et le timing de sa première convocation en équipe de France aurait plutôt tendance à l’accentuer. Julien Meyer (20 ans, 1,97m), au patronyme quasi-identique et passé par le même club formateur (Sélestat) que son illustre aîné, s’en accommode avec une grande sérénité et la même approche qui le pousse à poursuivre en parallèle des études d'ingénieur.Julien Meyer appelé en BleuIl découvrira, le mois prochain, l’équipe de France au moment où Omeyer lui fera ses adieux. Si la «symbolique» est forte, le gardien de Chambéry dit ne pas se projeter au-delà, déjà surpris d’effectuer si tôt son apparition au casting des Experts, où ne figurent pour les deux matches face à la Norvège (3 et 6 mai) que des champions du monde en titre (à l’exception de Mathieu Grébille, forfait juste avant le tournoi).«Vous attendiez-vous à faire partie des joueurs convoqués pour la double confrontation face à la Norvège, en qualification pour l’Euro 2018, le mois prochain ?J’ai eu le sélectionneur (Didier Dinart) au téléphone il y a quelques jours, un peu avant que la liste ne soit dévoilée. C’était la première fois qu’on se parlait. Il m’a annoncé qu’il allait me sélectionner, ç’a été une super nouvelle, évidemment, et c’était agréable de l’apprendre comme ça et non pas directement dans les médias. Il m’a dit que c’était le bon moment pour moi d’arriver en équipe de France, de rentrer dans la vie du groupe. J’ai dû garder ça secret, je n’ai pu en parler qu’à mes parents. Je n’avais pas mis ma petite-sœur au courant, je pense qu’elle n’aurait pas pu le garder pour elle, et si je l’avais dit à ma grand-mère, tout le marché l’aurait su ! (rires) Je suis heureux, fier, et heureux de rendre fiers mes proches. C’est le début d’un rêve, les prémices d’un objectif complètement fou (s’installer en équipe de France). Je ne pensais pas que ça arriverait si tôt.«Une dynamique exponentielle»Signer l’été dernier à Chambéry, et y jouer régulièrement (il a pris part à dix-neuf des vingt matches disputés en Championnat), était quand même une étape de plus vers les Bleus… Cette saison, c’était à mes yeux une année pour m’adapter, pour prendre mes marques et m’installer en club, voir comment j’allais faire en sortant du cocon (Sélestat), en quelque sorte. C’est allé vite. Je ne pensais pas que je m’adapterais aussi rapidement à l’équipe, à la vie de groupe. Il y a depuis plusieurs mois une dynamique exponentielle, à moi d’en profiter. Vous allez découvrir l’équipe de France où moment où Thierry Omeyer va la quitter. Même si Vincent Gérard va occuper la place de n°1, on y voit forcément un passage de témoin. D’arriver pour les deux derniers matches de Thierry Omeyer, symboliquement c’est très fort. Cela me fait évidemment très plaisir, c’est la première fois qu’on va se côtoyer, mais à la fois ça me fait bizarre de me retrouver chez les Bleus. Le timing ne me met pas de pression en plus, non. A force d’entendre que je suis son successeur désigné, je fais avec, ça me passe au-dessus… Je vais venir avec l’envie de profiter de ce stage, je vais apprendre, observer, travailler parce qu’avant tout il y a deux matches à gagner. Ce n’est pas le moment de parler de transition ou de passage de témoin. On verra par la suite. Pour penser à revenir en équipe de France, cela passe avant tout par de bons résultats avec Chambéry, et il faudra aussi que cela se passe bien dans la vie de groupe chez les Bleus. Il y a plein d’éléments pour que cette convocation et ce stage en équipe de France soient pérennes.La suite en sélection ? «Le Mondial cet été avec les juniors»Pensez-vous déjà à faire partie du groupe pour le prochain Euro (en janvier 2018 en Croatie) ?Non, pas du tout. Je pense à la fin de saison avec Chambéry et au Mondial avec les juniors cet été (ndlr : sacrée en 2015 avec Julien Meyer dans le but, l’équipe de France U21 y défendra son titre). Je ne pense pas non plus que j’aurai plus de pression du fait d’avoir été appelé chez les A.Ça ne va rien changer, je vais faire comme d’habitude et laisser de côté la pression, les éléments extérieurs, en sortant de ma voiture en arrivant à la salle. Après, oui, cela met plus de pression médiatique : j’ai reçu je ne sais pas combien d’appels et de demandes après l’annonce… Une telle convocation change les regards extérieurs, mais j’en ai conscience et je l’accepte.»

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