Hand - C1 (H) - MHB - Patrice Canayer (Montpellier) déjà tourné vers demain

L'Equipe.fr
En dépit de l'élimination face à Veszprém (25-30), dimanche en Ligue des champions, Montpellier sort grandi d'une épreuve qui a redonné à son entraîneur le goût des grandes épopées.

En dépit de l'élimination face à Veszprém (25-30), dimanche en Ligue des champions, Montpellier sort grandi d'une épreuve qui a redonné à son entraîneur le goût des grandes épopées.Il sait, depuis le temps, les équilibres, les rapports de force. Dix-neuf campagnes de Ligue des Champions, 232 rencontres européennes, ça forge une habitude, des convictions aussi. Celle que Montpellier a sa place dans ce monde qu’il a enveloppé de toute sa fraicheur et de savoir-faire que personne ne conteste plus aujourd’hui.Patrice Canayer aurait aimé emmener ce groupe à Cologne. Il le cajole depuis deux ans, connaît ses forces et ses travers. Il n’a pas la puissance de celui de Veszprém mais il n’avait pas non plus celle de Kielce. Il a pourtant bouté le tenant du titre hors de la course et redonné à tout un peuple le goût de la bravoure.Avec un seul trentenaireL’entraîneur héraultais est un être à part dans ce monde qu’il avait annexé en 2003. Déjà avec ce même profil d’équipe hybride, composée de jeunes talents et de joueurs rompus à ce type de joutes. «Sans Michaël Guigou ni Vid Kavticnik, nous n’avions qu’un seul joueur, Vincent Gérard, de plus de 30 ans», sourit-il.Patrice Canayer a souvent réussi à renverser des montagnes, à repousser les plus implacables des logiques. Face à Veszprém, il a lancé d’entrée le jeune Théophile Caussé qui n’avait plus gambadé depuis deux mois, osé des formes de défense novatrices, trouvé quelques artifices pour que Laszlo Nagy et ses complices aient à se creuser la tête. «Mais à ce niveau-là, reconnaît-il, les coaches et les joueurs sont expérimentés et ciblent facilement nos points de faiblesse.»Il n’empêche. Chacun est unanime. «Depuis trois mois, Montpellier joue un handball formidable, admire Mirko Alilovic. C’est un club et une équipe que nous respectons beaucoup. Trois buts d’avance, ça ne voulait rien dire et c’est aussi pour cela que nous sommes aussi fiers de cette qualification.»Les Montpelliérains le sont aussi. Après avoir traversé de telles zones de turbulences, ils s’étaient quelque peu privés de la lumière de la Ligue des Champions. Elle brille à nouveau et la qualité du travail de Patrice Canayer ne peut être ignorée. «Il y a longtemps que je ne me préoccupe plus de ce que l’on pense de nous ou de moi, assure-t-il, mais si je sais les pas qu’il nous reste à faire, je sais aussi ceux que nous avons accomplis. Ce n’est pas rien de participer à ces quarts de finale et de pousser Veszprém trois mi-temps dans ses retranchements…»Dans le vestiaire, immédiatement après l’élimination, il a ainsi tenu un discours résolument optimiste : «J’ai mes responsabilités dans ce revers, les joueurs ont les leurs, l’environnement du club les siennes. Le problème avec cette compétition, c’est que plus on avance et plus on a envie d’avancer. Mais la frustration est également à la hauteur des attentes. Maintenant, je sais qu’il y a la place, ici, pour réaliser de grandes choses, pour continuer à inquiéter les meilleures équipes européennes.» Pourquoi pas bientôt les battre…

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