Hand - C1 (H) - Nantes - Thibaud Briet (HBC Nantes) : « On se tuera sur le terrain pour arriver au Final Four » de la Ligue des champions

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L'arrière gauche de Nantes, Thibaud Briet, annonce la motivation extrême du « H », qui défendra ses quatre buts d'avance en quarts de finale retour de la Ligue des champions, jeudi (18h45) à Veszprem (32-28 à l'aller). « Comment vous sentez-vous avant ce match à Veszprem qui peut vous ouvrir la porte du Final Four (12-13 juin à Cologne) ?
On est tous très excités, impatients. Je suis content que l'on ait gagné en Championnat à Istres, dimanche (33-26), car neuf joueurs sur dix avaient la tête à Veszprem. On a conscience que l'on peut réaliser quelque chose de grand. En plus, on nous a annoncé que la salle sera pleine. Je suis trop content. En début de saison, en voyant le programme de la phase de groupes, je me réjouissais de vivre l'ambiance de Kiel et de Veszprem, deux des plus belles qui existent sur la planète hand, et cela m'a manqué (le match à Kiel s'était joué devant une affluence réduite à 1 900 personnes et celui à Veszprem avait été annulé en raison d'un test positif au Covid chez un arbitre). Quelles sont les chances de Nantes, avec quatre buts d'avance ?
Veszprem reste le favori, clairement. Mais on a toutes nos chances. On l'a vu cette saison, on aime les défis, les challenges. Je pense que Veszprem sera sous pression après le résultat de l'aller (32-28 pour Nantes). Le public peut les transcender mais aussi leur donner plus de pression. Tout passera par une grosse défense, comme jeudi dernier. Ça va être sympa à jouer. Vous n'étiez pas encore là en 2018, quand Nantes a disputé son premier Final Four (finaliste contre Montpellier, 27-32). Que représente cet événement à vos yeux ?
J'ai encore du mal à me rendre compte de la chance que j'ai. Je me rappelle très bien de ce Final Four, on l'avait regardé en famille à Rouen autour de l'apéro. Cela avait l'air totalement magique. L'ambiance, la salle de 20 000 personnes... On se tuera sur le terrain pour y arriver. « On joue relâchés, sans pression. On se dit que l'on n'a rien à perdre, si on ne passe pas, tant pis. Dans ces moments, on se transcende » Nantes a réussi plusieurs grandes performances à l'extérieur cette saison, en huitièmes de finale à Kielce (34-31, 24-25 à l'aller) mais aussi à Kiel (35-27 en phase de groupes) et à Paris (25-24 en Championnat). Comment l'expliquez-vous ?
Car on joue relâchés, sans pression. On se dit que l'on n'a rien à perdre, si on ne passe pas, tant pis. Dans ces moments, on se transcende, à l'image de la performance d'Aymeric (Minne) à Kielce (8 buts), alors qu'il revenait de blessure, cela m'avait marqué. C'est vraiment l'exemple de la manière dont on vit ces matches. Mais on aura besoin d'être concentrés au maximum. On ne va pas mentir, on commence à ressentir la fatigue, la saison est très longue, surtout pour les internationaux et cela ne va pas être simple. On imagine que vous aurez une pensée pour vos supporters, dont 800 assisteront au match sur écran géant à la H Arena.
On leur doit bien ça. Rappelez-vous, ils étaient venus nous encourager au réveil musculaire, le matin du match aller. Ils sont vraiment tops. Si on se qualifie pour le Final Four, peut-être que certains supporters pourront venir à Cologne, ce serait une belle histoire. Personnellement, à 21 ans, comment vivez-vous cette première saison professionnelle qui semble se dérouler comme dans un rêve (23 buts en 13 matches de Ligue des champions) ?
Je pensais que ça allait redescendre... À un moment, cela a effectivement été un peu plus dur, mais je suis content, je prends toujours du plaisir à jouer et tout le reste suit. Je viens de voir que j'avais été mentionné dans les meilleurs jeunes de Ligue des champions cette saison, c'est un détail mais c'est beaucoup de travail qui est récompensé, ça fait plaisir. » lire aussi Calendrier et résultats de la Ligue des champions