Hand - C1 (H) - PSG - Final 4 de la Ligue des champions : Vincent Gérard et Dainis Kristopans, des guides à suivre pour le PSG

L'Equipe.fr
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Vincent Gérard et Dainis Kristopans ont remporté les deux dernières éditions du Final 4 de Ligue des champions. De quoi inspirer leurs partenaires du PSG dans leur quête du titre suprême. Depuis le sacre de Barcelone en 2015, le Final 4 de Ligue des champions a toujours célébré des vainqueurs inattendus. C'était le cas pour Montpellier en 2018, issu des poules basses, lorsque la Marseillaise résonnait à plein tubes dans la Lanxess Arena de Cologne avec un podium 100 % tricolore (Nantes 2e, Paris 3e). lire aussi Les rendez-vous manqués du PSG « Avec Montpellier, la qualification pour le Final 4 était une grande première, se souvient Vincent Gérard. On l'avait abordée à la fois sans pression, puisque nous avions éliminé Barcelone, puis Flensburg. La saison de Ligue des champions était déjà réussie. Nous avions aussi avec nous deux clubs français (Paris et Nantes), que nous avions déjà battus. Nous n'avions pas l'intention de faire de la figuration et regarder la grande messe annuelle du handball comme des spectateurs. » Vincent Gérard, « Cette formule favorise avant tout le spectacle, de moments d'extrêmes tensions » Surtout le MHB, défait quelques jours avant à Saint-Raphaël, avait vu le titre de champion de France lui échapper à deux journées de la fin. « C'était un moment difficile, poursuit le gardien des Bleus. On a pleuré une journée, mais on s'est remis directement dans le droit chemin, en faisant la part des choses. On avait réussi à bien mettre tout cela de côté pour jouer un grand match de handball. Au final, nous avons joué deux grands matches... » Répéter en moins de 24 heures ces efforts à haute intensité face aux meilleures équipes du continent, c'est toute la difficulté, mais aussi le charme de ce Final Four de Ligue des champions qui ne consacre pas forcément la meilleure formation de la saison. lire aussi Nikola Karabatic décrypte le choc PSG-Barça « C'est compliqué en termes de gestion de tes efforts, confirme Gérard. Nantes qui élimine Paris sur une demi-finale sèche (32-28 en 2018)ou Kielce (mené de 9 buts à 15 minutes de la fin en 2016) qui finit par s'imposer contre Veszprem, c'est le genre de scénarios qui ne peuvent pas se produire dans une configuration sur plusieurs matches. Cette formule favorise avant tout le spectacle, de moments d'extrêmes tensions. Il suffit qu'un gardien fasse deux fois 20 arrêts et cela peut faire tourner le truc en faveur de son équipe... Cette année encore, bien malin celui qui pourra dire qui va s'imposer à la fin. » En 2019, le Vardar Skopje, opposé à Barcelone en demi-finales, n'avait pas plus la faveur des pronostics. Mais il a suffi d'un sursaut d'orgueil des champions macédoniens, inspirés par un Dainis Kristopans déchaîné (10 buts) pour briser le rêve des Catalans (29-27). Dainis Kristopans « Avec le Vardar, nous avions beaucoup travaillé tactiquement. Mais nous avons décidé de changer nos plans au dernier moment car nous avions compris que ces matches ne se gagnent pas sur la tactique mais avec les tripes » « Cette victoire avec le Vardar est le summum de ma carrière, avoue aujourd'hui l'arrière droit. Le Final 4 est toujours un rendez-vous spécial pour un handballeur. Cette fois encore, Barcelone sera à coup sûr le favori. Mais nous devons être forts mentalement et prouver que nous sommes capables de faire jeu égal. » Le géant du PSG (2,14 m, 135 kilos) n'a certainement pas oublié le contexte particulier qui a accompagné le deuxième sacre du Vardar. Depuis plusieurs mois, les joueurs ne touchaient plus leurs salaires et le désengagement programmé de l'oligarque russe Sergueï Samsonenko, qui tenait à lui seul les finances du club, laissait présager des lendemains très compliqués. Pour autant, les Macédoniens trouvèrent un supplément d'âme pour s'imposer en finale face à Vezprém (27-24). lire aussi Le PSG touché par le Covid « Pour gagner le Final 4, il n'y a pas de secret particulier, résume Kristopans. Avec le Vardar, nous avions beaucoup travaillé tactiquement. Mais nous avons décidé de changer nos plans au dernier moment car nous avions compris que ces matches ne se gagnent pas sur la tactique mais avec les tripes. Il faut juste prendre de plaisir, tout donner durant 60 minutes. Peu importe ce qu'il se passe après. » Pour enfin inscrire son nom au prestigieux palmarès de la Ligue des champions, Paris sait désormais ce qui lui reste à accomplir.