Hand - C1 (H) - Les rendez-vous manqués du PSG au Final Four de la Ligue des champions

L'Equipe.fr
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Pour la quatrième fois de son histoire, le PSG va disputer, à partir de lundi, le Final Four de la Ligue des champions. Les trois premières participations du club de la capitale n'avaient pas correspondu à ses attentes...

2016 : Paris se rate face à Kielce
Quatre ans après l'arrivée des investisseurs qataris, le PSG dispute pour la première fois le Final Four de la Ligue des champions. C'est également la première fois qu'un club français prend part à cette finale à quatre (créée en 2010), et cela fait aussi 11 ans que la France n'a plus eu de représentant dans le prestigieux dernier carré européen.

L'effectif du Paris-SG est garni de joueurs ayant glané l'or olympique, mondial et européen (Omeyer, Narcisse, Accambray, Barachet, Karabatic, Abalo, Honrubia). Mikkel Hansen, la star danoise, élu meilleur joueur du monde, un an plus tôt, est également là. Il y aussi le pivot croate Igor Vori. Et le légendaire Zvonimir Serdarusic, l'homme qui a façonné le grand Kiel, officie comme entraîneur, depuis le début de la saison.

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Mais, dès la demi-finale, la Dream Team parisienne cale, face aux Polonais de Kielce (28-26), habitués du Final Four (troisièmes en 2012 et 2015). Ce jour-là, c'est l'attaque du PSG qui a péché. Hansen a raté deux penalties, Honrubia a eu deux belles occasions qu'il n'a pas converties et Nikola Karabatic n'a pas été à son meilleur niveau. Paris n'a pas non plus profité de plusieurs supériorités numériques.

Choix tactique surprenant : Mikkel Hansen a passé toute la seconde période sur le banc de touche. « Il ne pouvait plus placer ses tirs à neuf mètres », s'est justifié Serdarusic. Pour l'honneur, le lendemain, le PSG finit troisième du Final Four, après avoir battu Kiel (29-27).

2017 : pour un but, le titre s'échappe
Un an après l'échec contre Kielce, le PSG retrouve le Final Four. L'effectif parisien est toujours aussi étincelant, et, cette saison-là, Nedim Remili et Uwe Gensheimer ont également été recrutés. En demi-finale, Paris se défait des redoutables Hongrois de Veszprem (27-26). Les « grognards » Omeyer et Narcisse ont été décisifs. Si Nikola Karabatic n'a inscrit qu'un but, il a brillé en revanche comme passeur et défenseur. Hansen et Gensheimer se sont fendus de sept buts chacun.

En finale, la première d'un club français depuis le titre de Montpellier en 2003, le PSG fait face à l'inattendu Vardar Skopje, entraîné par Raul Gonzalez (l'actuel coach de Paris). Pour un petit but (24-23), concédé à l'ultime seconde, le titre de champion d'Europe échappe aux Parisiens.

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Là encore, l'échec s'explique par des failles en attaque. Paris n'a inscrit que 23 buts, son plus faible total depuis un an et demi. Les joueurs de Zvonimir Serdarusic se sont cassés les dents sur la défense « 1-5 » du Vardar. Thierry Omeyer (17 arrêts) et Daniel Narcisse ont été les seuls Parisiens à avoir vraiment réussi leur finale.

Cinq ans après la naissance du PSG version qatarie, le titre européen n'est toujours pas au rendez-vous.

2018 : Paris devancé par Nantes et Montpellier
L'année 2018 est historique pour le hand français. Trois de ses clubs sont au Final Four de la C1 : le PSG, Montpellier et Nantes. Le club de la capitale est le favori, son effectif est toujours aussi clinquant et compte désormais le Norvégien Sander Sagosen. Serdarusic est toujours le chef d'orchestre de cette Dream Team. Mais, sur la route du PSG, se dressent des adversaires qui lui ont souvent mené la vie dure, ces dernières saisons.

Et, une fois de plus, Paris rate son rendez-vous avec la gloire. En demi-finale, le PSG est cueilli à froid par Nantes (32-28). A la pause, les Parisiens comptaient déjà trois buts de retard (17-14). Les 30 premières minutes ont été laborieuses, avec seulement 56% de réussite au tir, contre 81% pour les Nantais.

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Sur l'ensemble du match, le Paris-SG a aussi laissé filer 12 ballons. Revenu malgré tout à 29-28 en fin de partie, le PSG a finalement gâché deux belles occasions de prendre enfin le match à son compte.

Une nouvelle fois, la formation parisienne termine troisième de la Ligue des champions, après avoir battu le Vardar Skopje (29-28), dans une revanche de la finale 2017, sans saveur. Cette année-là, le titre européen est parti du côté de Montpellier.