Hand - Euro (F) - « On espère bien revenir dans le top 4 », explique Olivier Krumbholz avant l'Euro

L'Equipe.fr
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Soulagé que l'Euro au Danemark soit maintenu (3 au 20 décembre), le sélectionneur des Bleues Olivier Krumbholz ambitionne de retrouver les sommets, un an après un Mondial quitté dès le tour préliminaire. « L'Euro a été officiellement maintenu lundi, est-ce un soulagement ?
On est contents, on commençait à s'impatienter, ça devenait difficile de rester dans l'inconnu. Pour nous, c'est une belle opportunité. J'avais une très forte incertitude, beaucoup de choses s'annulent et ça va être le 1er Championnet d'Europe ou du monde depuis le Covid en sport collectif. Donc on va focaliser l'attention j'espère, ce n'est pas pour nous déplaire. Le changement aussi, c'est qu'il n'y a pas de Golden League donc ça nous permet de travailler ici (à la maison du hand de Créteil) en toute sérénité, sinon on reprenait l'avion ce mardi, c'était quand même très compliqué. Je suis très heureux d'avoir une semaine de travail sereine dans les conditions optimales sur la qualité du travail et l'aspect sanitaire. On compte bien capitaliser sur cette semaine de travail. A priori, on n'aura pas de match de préparation, donc à nous d'utiliser l'entraînement au maximum pour travailler, nous évaluer. lire aussi Sercien-Ugolin incertaine pour l'Euro après un test positif au Covid-19 Comment allez-vous gérer ces dix jours avant la compétition ?
On doit pouvoir gérer le programme pour avoir un maximum d'énergie. On a une vingtaine de joueuses, on a élargi un peu le groupe : comme on n'a que des entraînements, on va faire des oppositions qui ressemblent à un match et on a besoin de 18 joueuses de champ environ. On va partir à 20 joueuses au Danemark, on partira lundi au lieu de mardi car il n'y a pas de vol. Leynaud arrive dimanche, D. Lassource blessée Pas convoquée pour le stage de préparation au Championnat d'Europe, la gardienne Amandine Leynaud (34 ans) arrivera dimanche, à la veille du départ pour le Danemark. « C'est un deal avec elle, explique Olivier Krumbholz. Amandine est plutôt sur la fin évidemment, on mobilise toute sa compétence et toute son énergie sur la compétition. On peut préparer une équipe sans gardienne, ce qui n'est pas forcément valable pour une joueuse de champ expérimentée qui a besoin de se préparer tactiquement. »

Par ailleurs, Déborah Lassource (21 ans), convoquée pour la première fois en équipe de France A, s'est blessée à la cheville droite ce mardi. La joueuse de Paris 92 devait passer des examens pour connaître la gravité de sa blessure. Comment abordez-vous cet Euro, dont vous êtes tenants du titre et à sept mois des JO pour lesquels vous êtes qualifiés ?
C'est la même situation qu'il y a un an. Mais en ayant pris une claque. N'importe qui essaie de ne pas faire deux fois la même erreur. Si on tombe dans le même piège, si on est dans les mêmes conditions, on peut être à nouveau en difficulté, d'autant qu'on a un parcours très compliqué. On travaille, mais j'ai vu suffisamment de campagnes pour savoir que c'est difficile de garantir quelque chose. C'est un groupe intelligent, motivé, on a débriefé depuis longtemps et vu les causes multiples de notre échec à Kumamoto (Japon), et j'espère qu'on ne les reproduira pas. On était dans l'illusion d'une forte motivation il y a un an, on se projetait déjà vers les JO et on avait en face de nous des adversaires dans des situations inverses, pas qualifiés et face à une équipe de France qui est admirée et jalousée à la fois. On sera encore la cible cette fois-ci, on reste champions du monde 2017 et d'Europe 2018, chaque adversaire sait qu'on est une équipe redoutable. On n'a pas le droit à l'erreur sur l'investissement et les moyens.


Quelle sera votre ambition ?
On n'est pas au-dessus des autres dans le contexte international et personne ne l'est. Ce qu'on veut, c'est reprendre notre place dans les quatre meilleurs. Depuis les JO 2016, ce sont les quatre mêmes équipes qui sont la plupart du temps devant : Russie, Norvège, Pays-Bas et France. À chaque fois, il y a un invité donc une des quatre équipes qui a la désagréable situation de ne pas être dans le carré dont il fait partie habituellement. L'an dernier, les exclus c'était nous et on espère bien revenir dans ce top 4. »