Hand - Euro (F) - « On n'a pas voulu brûler les étapes », estime Béatrice Edwige, pivot des Bleues

L'Equipe.fr
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Béatrice Edwige, pivot et patronne de la défense de l'équipe de France, a commenté la qualification des Bleues pour la finale de l'Euro (victoire 30-19 contre la Croatie), vendredi. « Quel est le sentiment qui prédomine, après la démonstration contre la Croatie (30-19 en demi-finales) ?
C'est tellement bien de voir Olivier (Krumbholz, le sélectionneur) comme ça. Olivier, c'est comme le père des 20 filles de cette équipe. (« Ou le grand-père », glisse malicieusement Estelle Nze Minko présente aux côtés d'Edwige). Ou le grand-père, je ne sais pas. On aime vraiment lorsqu'il est comme ça. Pour être honnête, on pensait commencer avec une défense alignée en 0-6, mais Olivier nous a dit : ''Non, on débute avec une défense avancée en 1-5''. Et on a ouvert grand nos yeux, en nous demandant ce qui se passait. Mais je pense que c'était une bonne solution, parce que les Croates n'y étaient pas préparées. lire aussi La France qualifiée pour la finale de l'Euro On vous sent monter en puissance depuis le début de l'Euro, et surtout être extrêmement relâchées.
On a eu un premier match vraiment difficile (contre le Monténégro), et on nous a demandé d'être plus souriantes, plus relâchées, plus détendues. C'est ce qu'on a fait dès notre deuxième match. On est montées en puissance petit à petit, on n'a pas voulu brûler les étapes, on a réglé point par point ce qui n'a pas été. Et on a gardé cette ligne de conduite sur tous les matches qui ont suivi. Dès qu'on voyait qu'il y avait un point qui n'allait pas, on a essayé de le régler. Oui, on a été souriantes et joyeuses, tout en étant sérieuses dans le travail. C'est ce qui a toujours fait notre force. On peut passer du rire au sérieux très vite. Il n'y en a pas beaucoup qui peuvent le faire. lire aussi La Norvège adversaire des Bleues en finale Avez-vous fêté la qualification, ou êtes-vous déjà dans la préparation de la finale ?
On a fêté sur le terrain, mais je crois qu'à la sortie du banc on commençait déjà à dire à tout le monde : ''On n'oublie pas : récup', bains froids, massages, etc.'' Certaines doivent continuer leur protocole de récupération, et on va rentrer à l'hôtel. C'est aussi important qu'on accepte qu'on soit en finale, qu'on profite de ce moment-là. Mais à partir de 23 heures, on se sera mises en mode finale et travail. On sait que les 24 heures de samedi vont être primordiales, qu'on va devoir beaucoup travailler. On ne connaît pas encore le planning, mais il va y avoir un gros travail de vidéo. » lire aussi Foppa : « On a rendu ce match facile »