Hand - Euro (F) - Les organisateurs peuvent être « fiers » de la réussite de l'Euro féminin malgré le coronavirus

L'Equipe.fr
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La Fédération européenne (EHF) et la Fédération danoise ont affiché dimanche une satisfaction légitime devant la réussite du Championnat d'Europe malgré le défi du Covid-19. La conférence de presse officielle de fin de compétition est un traditionnel exercice d'autocongratulation. Mais ce dimanche à Herning, elle avait une tonalité toute particulière au matin de la finale d'un Euro sous Covid et pourtant joliment réussi. « Ça a marché, on a réussi à gérer la bulle. Je suis heureux et fier de nos équipes et de la coopération avec la Fédération danoise », s'est à juste titre félicité Michael Wiederer, le président de la Fédération européenne (EHF). lire aussi France - Norvège en finale : rester les Miss d'Europe Un tour de force, tant les nuages s'étaient amoncelés à l'approche de la compétition : résurgence de la pandémie dans l'ensemble du continent, défection de deux des quatre villes hôtes (Stavanger et Fredrikshavn) puis, quinze jours avant le coup d'envoi, de l'un des deux pays hôtes, la Norvège, qui devait organiser la moitié des matches de groupe, les demi-finales et la finale... Mais le Danemark s'est mobilisé pour accueillir l'ensemble du tournoi à Herning et Kolding. Et la bulle a tenu bon, malgré l'inquiétude née des contrôles positifs de deux joueuses serbes juste après leur arrivée. Morten Stig Christensen, directeur de la Fédération danoise « On a montré au reste du monde que l'on était capables d'organiser un tel événement dans une situation pareille » « Il y a trois semaines, je ne pensais pas que cela se passerait aussi bien. C'est allé au-delà de nos attentes, soufflait Morten Stig Christensen, le directeur de la Fédération danoise. On a montré au reste du monde que l'on était capables d'organiser un tel événement dans une situation pareille. » En dépit des lourdes contraintes de la bulle, l'organisation a été de qualité pour les acteurs. Seuls couacs recensés, les brèves incursions de quelques membres de staff hors de la « zone rouge » réservée aux équipes et la piètre qualité du sol de la salle d'entraînement des Bleues ont été vite rectifiés. Reste la polémique sur le calendrier du tour principal - la France et la Russie ont dû jouer deux matches en 24 heures avant d'avoir trois jours de repos - mais il s'agissait d'une modification de règlement décidée en amont, indépendamment de la situation sanitaire. Un exemple pour le Championnat du monde masculin en Égypte Évidemment, tout le monde aura regretté l'absence d'ambiance et de contact humain liée au huis clos. Celui-ci a cependant abouti à quelques innovations technologiques comme ces incroyables interviews de la télé danoise où les joueuses semblaient être assises sur le plateau TV alors qu'elles étaient filmées depuis leur hôtel. Cette réussite pourra servir d'exemple à la Fédération internationale (IHF) lors de l'organisation du Championnat du monde masculin en Égypte (13-31 janvier 2021), mais le défi, dans un tournoi à 32 équipes venues du monde entier, sera d'une tout autre ampleur.