Hand - Euro (H) - Bleus - Valentin Porte, capitaine des Bleus à l'Euro avant le tour principal : « La compétition ne fait que commencer »

·4 min de lecture

Pays-Bas, Islande, Monténégro et Danemark sont les quatre adversaires de la France lors du tour principal qui débute ce jeudi à Budapest face aux Bataves. Avec une place en demi-finales en jeu. Tour d'horizon avec Valentin Porte, le capitaine des champions olympiques. « Comment le groupe a-t-il accueilli le cas positif de Karl Konan, ce qui lui fera manquer au moins les deux premiers matches du tour principal de l'Euro ?
On se doutait bien que ça allait nous tomber dessus un jour, c'est tombé sur toutes les équipes. La tuile, c'est que ça tombe sur Karl qui, depuis le début de l'Euro, est une pièce maîtresse du collectif et de la défense. Il l'a montré à tout le monde et il commençait à faire peur. C'est dommage mais sans lui, il va falloir qu'on repense certaines choses. Face aux Pays-Bas, au jeu très rapide et dynamique, comment comptez-vous vous adapter, ce jeudi pour le premier match du tour principal (18 heures) ?
Quand je dis repenser la défense, c'est repenser les articulations, il y a plein de joueurs capables de remplacer Karl (Konan) et comment gérer sur soixante minutes. L'équipe de France a existé sans Karl et existera sans lui. L'équipe des Pays-Bas montre de très belles choses depuis le début avec un jeu très dynamique, un demi-centre (Luc Steins, qui évolue au PSG) très dynamique aussi qu'on connaît bien. Comme toute équipe, elle a son lot de points faibles, on étudie ça pour leur poser problème. lire aussi Le calendrier complet des matches des Bleus Après les Pays-Bas, ce sera l'Islande samedi, sortie première de son groupe...
L'Islande, ça fait un moment qu'elle se renouvelle pas mal. On voit qu'elle a beaucoup de joueurs d'expérience, notamment leurs arrières (Viggo Kristjansson et Omar Ingi Magnusson) qui sont des tops scoreurs en Bundesliga. Très bonne équipe de jeunes qui mettent pas mal de rythme aussi, avec beaucoup de talent. Au troisième match, ce sera le Monténégro lundi.
Le Monténégro qui a, aussi, eu son lot de Covid depuis le début. Les joueurs sont revenus, ont montré une vraie solidité, avec ce petit truc en plus qu'ils peuvent avoir comme les Serbes, les Croates, ne rien lâcher. Ils se sont sortis d'un match couperet contre la Slovénie de très belle manière. Donc on s'attend à un match très engagé contre ce genre d'équipe. Avec pour finir le Danemark mercredi, dans un remake de la finale des JO à Tokyo...
On finira en beauté, je ne vais pas présenter le Danemark qui est une des équipes favorites du tournoi avec un collectif très bien huilé. Valentin Porte, capitaine des Bleus « J'ai une équipe de chiens fous qui ne demandent qu'à jouer, s'éclater sur le terrain. À motiver, y'a pire comme équipe » L'équipe de France qui a connu une préparation perturbée (blessures, cas positifs), a signé un tour initial sans faute. Trouve-t-elle ses repères au bon moment ?
On est dans les temps de passage. Contre la Croatie, c'est rarement des matches bien léchés. On s'attendait à un match haché. On ne savait pas à quoi s'attendre. Mais on a vu une progression contre l'Ukraine et je trouve encore une contre la Serbie. C'est de mieux en mieux. Mais plein de choses vont entrer en ligne de compte : que va-t-il se passer si demain (jeudi) on est menés à la 40e minute, ce qui ne nous est pas encore arrivé. Il y a plein de choses à imaginer, on a montré de très belles choses, maintenant il y a encore des choses à faire, la compétition ne fait que commencer. Qu'allez-vous dire, en tant que capitaine, à votre équipe avant ce tour principal ? De ne pas se reposer sur ses lauriers ?
Partons du principe que dans cette équipe, il y a des joueurs expérimentés qui connaissent ce genre de situation, avec des matches très importants. Je n'ai pas forcément besoin de leur rappeler l'importance d'un premier, et puis du deuxième, du troisième match de tour principal. Maintenant, je peux jouer sur la corde sensible, quelque chose qui touche un peu les joueurs, qui les motive un peu plus. Mais j'ai une équipe de chiens fous qui ne demandent qu'à jouer, s'éclater sur le terrain. À motiver, y'a pire comme équipe. » lire aussi Zoom sur les adversaires des Bleus au tour principal

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles