Hand - Golden League - Battus par le Danemark, les Bleus n'ont pas fait le plein de certitudes

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La défaite étriquée face au Danemark, dimanche (30-31), n'a certainement pas levé tous les doutes dans l'esprit de Didier Dinart, qui communique ce lundi matin sa liste des 16 partants pour l'Euro. Pour la petite histoire, on retiendra que, comme en 2018 (28-29), l'équipe de France a conclu sa préparation pour l'Euro (du 10 au 26 janvier en Norvège et Suède) par une défaite à domicile d'un but face au Danemark. À la différence près que Didier Dinart, à l'entame de sa quatrième campagne majeure, n'a plus les mêmes sujets de réflexion. Ne serait-ce qu'au poste d'arrière gauche, où Romain Lagarde comme Elohim Prandi, le petit dernier, très en vue dimanche (5 buts), ont comblé un vide. Les Bleus s'inclinent face au Danemark Dinart : «Beaucoup de choses positives à retenir» S'il semble acquis que Nicolas Claire, qui n'est pas entré en jeu, ne doit pas faire partie du voyage, mercredi pour Trondheim, le poste de deuxième gardien peut encore faire débat. Le sélectionneur mettra fin au suspense ce lundi à 11 heures, lors de sa conférence de presse prévue à la Maison du handball, à Créteil. Si Vincent Gérard n'a pas franchement rassuré hier, le Parisien, qui n'a plus à faire ses preuves au plus haut niveau international, garde toute la confiance du staff tricolore. Quant à savoir qui va l'accompagner pour garder les buts français à l'Euro, il y a franchement débat. Jusqu'à dimanche, Yann Genty, performant vendredi face à la Serbie (7 arrêts à 43 %), semblait tenir la corde face à Wesley Pardin, toujours en quête d'une première prestation convaincante en bleu. Euro 2020 : le programme des Bleus Mais le portier d'Aix-en-Provence a confirmé face au Danemark son excellente forme du moment par quelques parades (six) pleines d'autorité. « C'est un choix cornélien », admettait Didier Dinart dans les coursives de l'Accor­Hotels Arena. L'avis de Jean-Luc Kieffer, l'entraîneur des gardiens, nommé l'été dernier, sera aussi prépondérant. Ancien meilleur défenseur du monde, Dinart a dû s'étrangler en voyant son équipe encaisser dix-sept buts avant la pause dimanche. Le système en 1-5, avec un joueur avancé, que travaillent les Bleus cette saison pour disposer d'un plan B en cas de défaillance de leur habituelle défense à plat (0-6), a montré toutes ses limites. « Le Danemark a réussi à vite trouver des failles », convenait Valentin Porte.


Cette variante n'est en tout cas pas encore au point pour freiner un joueur aussi percutant que Michael Damgaard, qui a écartelé l'arrière-garde bleue tout au long de la première période (8 buts, 11 au total). L'édifice est redevenu beaucoup plus solide lorsque les Français sont, comme prévu, repassés en 0-6 après la pause. « La 1-5 n'est pas une défense que l'on utilisera dans la durée, précise Dinart. Mais c'est maintenant qu'il faut travailler pour la mettre en place. » Même dans la frustration d'une défaite, Didier Dinart a plusieurs motifs de satisfaction. Avec la confirmation Dika Mem, encore excellent (7 buts), le sélectionneur national sait qu'il peut désormais compter sur un Nikola Karabatic qui a retrouvé, à 35 ans, sa forme olympique. Avec leur maître à jouer enfin délesté de ses soucis physiques au pied, les Bleus s'apprêtent à s'envoler pour la Norvège avec le plein de confiance. « Quand tu as un Nikola Karabatic en pleine possession de ses moyens, c'est plus facile de faire des choix », admet Didier Dinart. Dimanche, le Parisien a franchi la barre des 1 200 buts inscrits en équipe de France. Mais c'est collectivement qu'il veut encore marquer l'histoire sous le maillot tricolore. Les trois pivots français n'ont pas vécu leur plus belle journée de la saison dimanche. Ludovic Fabregas, Cédric Sorhaindo et Nicolas Tournat ont bénéficié de peu de ballons exploitables en attaque (seulement 2 buts cumulés) et oeuvré dans une défense inhabituellement poreuse. Mais il n'y a pas de changement à attendre dans l'immédiat à ce poste. « Tous trois ont rempli les objectifs en préparation », souligne Didier Dinart. Luka Karabatic, opéré d'une luxation du majeur droit il y a un mois, travaille seul avec le staff du Paris-SG et n'a pas encore participé à un entraînement collectif. Il serait difficilement concevable pour le sélectionneur de le rappeler pour écarter un joueur ayant participé à toute la préparation des Bleus. Son trio actuel lui offre certaines garanties, entre le très complet Fabregas, Sorhaindo, le roc défensif au vécu immense et Tournat, peut-être le meilleur pivot offensif au monde. L'heure du cadet des Karabatic sonnera peut-être, mais plus tard dans la compétition, en cas de problème physique ou de contre-performance.

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