Hand - IHF - Didier Dinart (élu entraîneur de l'année 2016) : «Je ne suis pas tombé du ciel»

L'Equipe.fr
L'entraîneur de l'équipe de France Didier Dinart exprime sa double fierté de se voir désigné coach de l'année 2016 pour la Fédération internationale, en même temps que Nikola Karabatic était élu meilleur joueur du monde.

L'entraîneur de l'équipe de France Didier Dinart exprime sa double fierté de se voir désigné coach de l'année 2016 pour la Fédération internationale, en même temps que Nikola Karabatic était élu meilleur joueur du monde. «Que représente à vos yeux ce troisième titre de meilleur joueur du monde obtenu par Nikola Karabatic ? Il le mérite car il est exemplaire sur le terrain. La disponibilité dont il fait preuve au sein du groupe, son travail, sa volonté au quotidien font de lui ce qu’il est. Niko est toujours le premier dans la détermination et l’exigence. Quand je siffle le début d’un entraînement, il est déjà dans le rond central. Quand il avait seize ans, je l’emmenais à l’entraînement à Montpellier, il me disait : "Un jour, je serai le meilleur joueur du monde." Aujourd’hui, il a accompli ce rêve trois fois et cela n’a rien d’un hasard. Cela correspond à tout ce qu’il a apporté, dans la durée, à l’équipe de France et au handball. Personnellement, que ressentez-vous après avoir été consacré entraîneur de l’année 2016 ? La première chose à laquelle je pense, c’est mon groupe de joueurs, une vraie bande d’acharnés qui ont tout mis en œuvre pour le succès. L’année 2016 est celle de la pose des fondations, à partir de quoi on a abouti à la belle construction du Mondial 2017. Des joueurs comme Ludovic Fabregas, Nedim Remili, ou encore Olivier Nyokas et Adrien Dipanda ont été intégrés à partir de l’Euro 2016 pour être performants en 2017. Tout cela représente évidemment beaucoup de satisfaction. Qui ne travaille pas pour obtenir un minimum de reconnaissance ? En 2016, vous étiez encore l’adjoint de Claude Onesta, tout en tenant dans les faits le rôle d’entraîneur. Aujourd’hui, vous lui succédez à ce palmarès d’entraîneur de l’année (Onesta a été entraîneur de l’année en 2009 et 2010), comme vous lui avez succédé à la tête de l’équipe de France. Je lui succède, mais il y a aussi de la continuité. Je ne suis pas tombé du ciel avant le Mondial 2017, c’était ma cinquième compétition en tant que technicien. Je connaissais le fonctionnement de l’équipe de France et j’avais déjà travaillé à la préparation du haut niveau international. Ce palmarès chez les entraîneurs français, dans la durée, reflète aussi la détermination que ce groupe de joueurs a pu avoir pour maintenir sa suprématie. Quelles perspectives vous ouvrent ces succès ? Moi, je suis un entraîneur, un passionné. J’aime mon travail, j’aime coacher les jeunes quand mes missions m’y amènent. Avant le Mondial, j’ai eu une proposition d’un gros club européen, mais j’ai décliné car il y a encore de belles aventures à vivre avec l’équipe de France. L’horizon, c’est la qualification et la construction de l’Euro 2018 en Croatie, avant le Mondial 2019 qui sera qualificatif pour les JO de Tokyo. Il y a beaucoup de choses à construire.»

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