Hand - L. Butagaz Énergie - Bourg-de-Péage, la bonne surprise du début de saison en Ligue Butagaz Énergie

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Épatant coleader du Championnat après avoir notamment battu Brest et Nantes, le club de la Drôme, qui reçoit Besançon ce mercredi (20h00), se construit avec patience et une ambition grandissante. La structuration, étape préliminaire Arrivé en 2017 en élite, Bourg-de-Péage, commune de la Drôme située à une vingtaine de kilomètres de Valence, a cherché à se structurer. « On est tout autant concentrés pour gagner le match du week-end que pour travailler aux futures réussites du club », résume l'entraîneur Camille Comte. Ainsi, dix-huit personnes sont salariées en dehors des joueuses pros (12), et la masse salariale de l'équipe ne représente que 54 % du budget, plus petit ratio du Championnat. Hors handball, « BDP » propose de nombreuses formations liées au sport (diplôme BPJEPS) ou pas (responsable de petite et moyenne structure, action sociale). Une diversification qui a permis de passer la crise du Covid sans encombre et qui rejaillit sur l'ensemble du club aujourd'hui. « C'est un projet où il a d'abord fallu planter les graines, puis les arroser et les récolter », image la gardienne Camille Depuiset. lire aussi Calendrier/résultats de Ligue Butagaz ÉnergieClassement La place aux jeunes Les Péageoises constituaient le plus gros contingent en équipe de France U20 lors de la trêve d'octobre, et ce n'est pas un hasard : voilà des années que le club s'est tourné vers les plus jeunes talents français. En y accordant du temps, d'abord, avec un responsable du centre de formation dédié au suivi (scolaire, social) et envoyé sur toutes les compétitions de jeunes. « C'est vraiment le coeur de notre projet sportif », souligne Camille Comte. Cela se confirme au niveau de l'équipe professionnelle, où les jeunes bénéficient d'énormément de temps de jeu, à l'image d'une Camille Depuiset qui dispute sa troisième saison comme titulaire (elle s'était gravement blessée au genou gauche l'an passé) à 23 ans. « Au fil des années, dit-elle, chacune commence à trouver sa place. » Ce double axe détection/temps de jeu a permis d'attirer des profils très prisés, comme la pépite Léna Grandveau (18 ans) ou Lucie Modenel (19 ans), qui « sont montées en compétence l'an dernier » (dixit Comte) et éclosent aujourd'hui. Un recrutement réussi À ces jeunes s'ajoute l'expérience de cadres venues de l'extérieur, avec une vraie montée en grade, pour preuve l'arrivée de Manon Houette, multimédaillée avec les Bleues et en pleine force de l'âge (29 ans). « Elle doit marquer des buts mais, surtout, nous apporte sa culture de la gagne et du haut niveau », pose son entraîneur. Il y a aussi les plus que trentenaires Claudine Mendy (31 ans), Marta Mangue (38) ou Alexandra Do Nascimento (40), qui ont trouvé un équilibre entre séances de hand (« on a 14 créneaux de spécifique par semaine à la carte, pour que chacune travaille individuellement ») et vie personnelle (« le mercredi, c'est off, et on laisse régulièrement 3-4 jours de repos »), permis par l'absence de Coupe d'Europe. « Nous sommes un groupe avec plein de qualités, de profils différents, et on arrive aujourd'hui à bien mixer tout ça », souligne Camille Depuiset.

La recette pour réussir un début de saison parfait, au cours duquel Brest (37-31) et Nantes (27-24) ont notamment été battus. Et pour voir plus haut ? « Le Championnat est tellement dur qu'on prépare chaque match comme si on affrontait le champion de France, confie la gardienne. Peut-être qu'on se fait plus respecter mais il ne faut pas avoir peur de décevoir et jouer libérées. Le défi, il est là. » lire aussi Toute l'actualité hand

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