Hand - Mondial (F) - Bleues - Allison Pineau sent « qu'il y a toujours cet appétit » en équipe de France au Mondial

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L'arrière des Bleues mesure à sa juste valeur la nouvelle qualification de son équipe en demi-finales d'une grande compétition. Qu'elle veut conclure maintenant par une médaille. « Comment vous sentez-vous à l'approche de la demi-finale face au Danemark ?
Bien, sereine. Je sens que nous sommes en place, on grandit comme à chaque fois au cours de la compétition. Mais ce n'est pas une normalité d'être en demi-finales. Pour les gens oui, mais ils ne mesurent pas à chaque fois ce qu'il faut mettre pour arriver dans le dernier carré, ce n'est pas simple, d'autant qu'on a eu un parcours difficile par rapport à l'autre côté du tableau. C'est beaucoup de fierté de se dire qu'après les Jeux, on retrouve encore le dernier carré. lire aussi Où et quand voir France - Danemark Vous ne doutiez pas que vous seriez au rendez-vous ?
Il y a eu beaucoup de questions sur les trois derniers mois. Savoir un peu ce qui allait se passer sur ce Mondial, qui allait venir ou pas, comment le groupe allait se sentir psychologiquement et physiologiquement. Tout le monde a fait un peu le chemin dans sa tête, et quand on est arrivées ici, moi j'avais dit dès le début qu'il fallait aborder la compétition sans pression. Bien sûr qu'on remettait le maillot bleu et qu'on avait un statut à tenir, mais on n'avait pas d'obligation de résultat. Il fallait y aller étape par étape et c'est ce qu'on a fait jusqu'à maintenant. Il y a toujours cet appétit qui est là, cette envie de battre nos adversaires et, au bout du compte, on est toujours en demies. On sent que le mix a bien pris entre celles qui ont vécu les Jeux et les autres, qui se sont ajoutées pour le Mondial...
C'est ça qui est assez bluffant. Ce n'est pas le même groupe et on réussit quand même à faire un truc. L'intégration des nouvelles s'est super bien passée et c'est aussi une force de notre équipe, les petites qui arrivent sont épaulées, guidées, savent vers qui se tourner. On a un groupe cool, avec la joie de vivre, ça aide aussi. Et ces nouvelles apportent de la fougue, de la fraîcheur, de l'énergie. On a besoin de ça. « On a pris la mesure de ce costume de championnes olympiques » Olivier Krumbholz, le sélectionneur, évoquait pendant la compétition la peur de mal faire chez vous, les championnes olympiques. Vous l'avez sentie ?
Aujourd'hui, on a l'expérience de cette pression. Ça fait presque cinq ans qu'on l'a. Quand on a été championnes du monde en 2017, on avait la pression de l'Euro à la maison en 2018 où il fallait faire un résultat. En 2020, on est vice-championnes d'Europe donc l'annonce claire et nette qu'on ne venait que pour l'or aux Jeux. En fait, on a fait tous les podiums sauf Kumamoto (Mondial 2019), ça montre une certaine régularité. Oui, on a la pression car on est championnes olympiques, mais on a envie de protéger ça, ce statut, on n'est pas inhibées. On a pris la mesure de ce costume-là. lire aussi Les Bleues visent une nouvelle finale Imaginez-vous la France championne du monde dimanche ?
Honnêtement, j'ai beaucoup de mal à me projeter et à mesurer ce que pourrait représenter ce doublé. Les garçons l'avaient fait (champions olympique 2008 et du monde 2009), c'est encore un autre niveau et on ne mesure pas ce que ça pourrait représenter. Faire un doublé, c'est quelque chose de rare. Ça serait extraordinaire pour le hand féminin français, encore une fois, une ligne incroyable de nouveau ajoutée au palmarès de cette équipe. » lire aussi Calendrier/Résultats du Mondial

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