Hand - Mondial (F) - « C'est notre tour », clament les Danoises avant leur demi-finale du Mondial contre la France

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Louise Burgaard et ses coéquipières du Danemark l'assurent : elles sont prêtes à renverser l'équipe de France pour retrouver enfin le goût des médailles. Elle n'a pas peur d'être éblouie, ni par le soleil d'hiver ni par les championnes olympiques françaises. Jeudi, sur le parvis de l'hôtel des équipes à Barcelone, Louise Burgaard, l'arrière droite du Danemark, est restée le regard bien droit face aux micros, main gauche en visière, à la veille d'affronter les Bleues en demi-finales du Mondial, ce vendredi (17h30) à Granollers. lire aussi Les Bleues visent une nouvelle finale « J'ai tellement de respect pour la France, a lancé la joueuse de Metz, en français et en anglais. Elles sont championnes olympiques, je sais comme elles sont fortes, j'en connais beaucoup du Championnat et de Metz. Je pense à Mémé (Méline Nocandy, sa coéquipière en Lorraine), qui est incroyable et qui va tellement vite. Il y a une bonne ambiance avec les Françaises. Je leur souhaite le meilleur, sauf sur ce match. C'est à notre tour de briller. » Car le Danemark est une grande nation chez les filles aussi, triple champion olympique, une fois champion du monde et trois d'Europe entre 1994 et 2004. Mais depuis, il n'a glané qu'une seule médaille en dix-sept ans, le bronze du Mondial 2013. Une disette insupportable. lire aussi Calendrier/Résultats du Mondial La 4e place de l'Euro 2020 en travers de la gorge « C'est long, quand on regarde l'histoire de l'équipe nationale féminine danoise au siècle dernier, souligne le sélectionneur Jesper Jensen. Mais on a à nouveau une belle équipe pour les cinq à dix années à venir, donc espérons que cette année sera la première médaille. » Son équipe est d'autant plus remontée après avoir échoué à la 4e place de l'Euro à la maison, il y a un an, et vu les JO de Tokyo à la télé cet été. « Le match pour la médaille de bronze me fait encore mal au coeur, avoue Burgaard. Mais on a beaucoup progressé depuis un an. On a beaucoup travaillé sur notre stabilité mentale, comment on peut s'aider les unes les autres en équipe, mais aussi individuellement. On est plus froids sous pression. Et on peut montrer qu'on est plus fortes. » lire aussi Pineau : « Toujours cet appétit » Cela se voit en défense notamment, avec cette muraille qui harcèle les tireuses adverses et met dans les meilleures conditions les excellentes gardiennes Sandra Toft (45 % d'arrêts) et Althea Reinhardt (56 %). Comme les Bleues. « La France et le Danemark ont les deux meilleures défenses du monde aujourd'hui, estime Jesper Jensen. Avec une manière différente de faire, on est plus bas dans notre défense, elles plus hautes. Elles ont des mouvements si forts, sont si explosives, elles mettent leur honneur dans la défense. Mais on a plus ou moins leur niveau. » C'est un choc à très haute intensité qui s'annonce.

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