Hand - Mondial (F) - Les stars ont déserté le Mondial féminin

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En pause, en retraite, blessées ou non sélectionnées, de nombreuses joueuses phares manqueront à l'appel de ce Championnat du monde espagnol.

Moins de quatre mois ont passé depuis Tokyo, mais la déperdition est considérable. Comme souvent lors de la première compétition post-JO, de nombreuses stars de la discipline ont déclaré forfait pour le Mondial espagnol, qui démarre mercredi. Dont trois des quatre dernières lauréates du trophée de meilleure joueuse de l'année (Neagu, Amorim, Lekic).

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Elles sont au repos
MVP des deux derniers JO et de l'Euro 2018, l'arrière droite russe Anna Vyakhireva a causé un séisme à la sortie du dernier match à Tokyo, annonçant sa volonté de « faire une pause » dans sa carrière, à 26 ans. Sans préciser pour combien de temps. Peu après, sa compatriote Daria Dmitrieva (26 ans elle aussi) s'est elle aussi mise en retrait du handball.

La machine à marquer roumaine Cristina Neagu (33 ans) continue de son côté à jouer avec son club de Bucarest ; mais la quadruple meilleure joueuse du monde (2010, 2015, 2016, 2018) a décidé de zapper ce mois de décembre en sélection. Elle a prévu de revenir en 2022 afin de viser les Jeux de Paris.

Elles sont en retraite internationale
Chaque tournoi olympique est suivi d'une vague de fins de carrière internationale. Amandine Leynaud, inamovible gardienne de l'équipe de France depuis une décennie, a tiré sa révérence en distribuant les médailles d'or à ses coéquipières sur le podium à Tokyo, escortée par Blandine Dancette. Ces dernières semaines, deux autres piliers des Bleues, Alexandra Lacrabère et Siraba Dembélé, ont à leur tour dit au revoir.

On ne reverra pas non plus la patronne néerlandaise Nycke Groot, qui avait fait un come-back à Tokyo, ni la surdouée serbe Andrea Lekic (meilleure joueuse du monde 2013) ni le bombardier brésilien Eduarda Amorim (meilleure joueuse du monde 2014), qui a mené la Seleçao au titre mondial 2013, le seul d'une nation non européenne sur les vingt-cinq dernières années.

Elles sont blessées
À 24 ans, Djurdjina Jaukovic est déjà l'une des meilleures joueuses de la planète, un cocktail unique de gabarit et de mobilité, aussi dominante au shoot qu'au centre de la défense. Mais la Monténégrine de Brest s'est rompu les ligaments croisés du genou gauche lors d'un match de Championnat de France en septembre. Elle ne reviendra pas au jeu avant le printemps 2022.

Coup dur également pour Nerea Pena, la maîtresse à jouer de l'Espagne. Arrêtée depuis fin septembre en raison de douleurs chroniques à un genou, elle sera privée du Championnat du monde à domicile.

Elle n'a pas été sélectionnée
Sans Vyakhireva, Dmitrieva ni Polina Kuznetsova (retraite internationale), la Russie a entamé une opération rajeunissement au début de cette olympiade. La sélectionneuse Liudmila Bodnieva a décidé de la lancer sans Anna Sen, sa puissante et très polyvalente arrière gauche, capable également d'évoluer au pivot.

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