Hand - TQO (H) - Adversaire des Bleus, la Tunisie arrive en bande désorganisée au TQO

L'Equipe.fr
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Battue vendredi par le Portugal et adversaire de la France ce samedi (21 heures), la Tunisie vit une période compliquée, entre démission des joueurs, rapports compliqués et volonté de reconstruire avec les plus jeunes. Présente lors des deux dernières éditions des Jeux Olympiques, avec notamment un quart de finale en 2012 à Londres, la Tunisie est déjà au bord de l'élimination au tournoi de qualification olympique de Montpellier. Battue par le Portugal la veille (27-34), « un score qui ne reflète pas notre rendement », notait le sélectionneur Sami Saïdi, elle doit vaincre l'équipe de France ce samedi (21 heures) pour entretenir l'espoir. Et sa dynamique n'invite pas à l'optimisme. voir aussi Calendrier/résultats du TQO Vingt-cinquième du dernier Mondial, pire résultat de son histoire, la sélection tunisienne a reculé dans la hiérarchie sur fond d'une crise qui ne dit pas son nom. Illustration : toujours prompte à s'appuyer sur ses meilleurs éléments qui s'exportent, elle ne compte ce week-end aucun joueur de première division française.

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Mohamed Soussi, l'arrière gauche de Tremblay ? « Un choix technique, répond le sélectionneur. Je le trouve en méforme, il fait sa part en défense mais pas en attaque. Des joueurs locaux méritent plus que lui d'être là. » Son coéquipier et pivot Marouane Chouiref ? « On a eu un incident lors d'un tournoi au Qatar (en janvier), répond le coach, j'ai essayé de le contacter, je ne l'ai pas eu, et quand mon adjoint l'a appelé, il lui a dit qu'il ne pouvait pas venir pour raisons familiales. » Le même motif qu'a invoqué Oussama Hosni (arrière droit d'Istres)... Une majorité de joueurs du pays L'ancien Chambérien Mosbah Sanai a, lui, carrément pris sa retraite internationale il y a deux semaines, à 29 ans. En ajoutant ceux qui ne sont pas libérés par leur club (Haj Youssef, en raison de la quatorzaine qui lui serait imposée à son retour au Qatar) et les blessés (dont le demi-centre Alouini), c'est peu dire que les décuples champions d'Afrique n'arrivent pas en pleine possession de leurs moyens, malgré toute la détermination qui les a fait tenir 55 minutes face au Portugal. « C'est une période difficile », reconnaît Saïdi. Le technicien s'est donc essentiellement appuyé sur des joueurs du pays (de l'Étoile Sportive du Sahel en particulier), qui ont mangé deux semaines de stage intensif avec parfois deux séances par jour avant de rejoindre Montpellier. De quoi combler le manque de rythme, alors que certains n'ont joué qu'un match en Championnat (d'un faible niveau, avec 21 équipes) depuis le Mondial en janvier. De quoi, surtout, monter les fondations pour l'avenir. lire aussi La France se rapproche des JO Car des jeunes se montrent, à l'image du demi-centre Mohamed Darmoul (23 ans), auteur d'un excellent Mondial mais bien contrôlé vendredi par la défense portugaise (3/4 au tir), et d'autres à peine majeurs arrivent. « On a un projet sur quatre ans avec cette équipe, explique le sélectionneur, afin de remettre la Tunisie au même niveau que l'Égypte, qui fait ce travail depuis plusieurs années pour construire une équipe très solide. Il faut de la patience avec ce groupe, du travail, et les moyens pour le mener. J'ai une jeune équipe mais vraiment très ambitieuse, des joueurs qui vont jouer ce TQO sans complexe pour honorer leur nation. »