Hand - TQO (H) - Pour Guigou, « ça va être la guerre pendant trois jours » au tournoi de qualification olympique

L'Equipe.fr
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Le capitaine des Bleus Michaël Guigou (39 ans), qui vit peut-être ses derniers matches en sélection, prévient de la difficulté de la tâche pour la France, qui veut décrocher sa qualification aux JO.

« Vous avez connu le dernier tournoi de qualification olympique des Bleus, en 2008. En quoi cela vous sert à la veille de ce nouveau TQO ?
C'était un contexte différent en 2008, on était chez nous (à Bercy), il y avait du public, on était sur une autre dynamique de domination. Aujourd'hui, même si on a fait une dernière belle compétition, on sait que ça va être la guerre pendant trois jours. Ça commence contre la Croatie, vice-championne d'Europe en titre avec beaucoup de talent. Et puis cette saison est longue, dans un contexte Covid avec un rythme particulier, donc ça ne sert trop à rien de se baser sur ce qu'il s'est passé il y a treize ans.

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Commencer par l'adversaire le plus fort sur le papier, qu'est-ce que vous en pensez ?
Forcément, tu réfléchis un peu par rapport à ça... La Croatie a les mêmes joueurs qu'au dernier Euro alors qu'au Mondial, Cindric était blessé. Un nouvel entraîneur arrive, avec une nouvelle dynamique, ils sortent d'un échec au Mondial (15e) et, avec le moteur des Jeux derrière, ils vont avoir beaucoup d'énergie pour se rattraper et enclencher une dynamique positive, donc c'est un gros danger. Ça va être un TQO où le goal-average particulier sera très important et quoi qu'il se passe dans ce premier match, dans le bon sens ou le moins bon, il faudra vraiment qu'on se concentre sur tous les ballons pour soit faire la différence, soit ne pas prendre un trop gros éclat.

Ce tournoi aurait dû avoir lieu en avril 2020, avant d'être reporté en raison de la pandémie. En quoi l'équipe de France a évolué ?
La confiance est différente d'il y a un an (les Bleus avaient été éliminés au tour préliminaire de l'Euro 2020), même si les hommes qu'on aurait eus l'an dernier, Cédric Sorhaindo (pas sélectionné) et Niko (Karabatic, blessé au genou droit), auraient été présents en avril dernier. C'est comme la Croatie aujourd'hui, on serait arrivés dans une autre dynamique, revanchards, avec de la qualité dans le groupe. Aujourd'hui, certes on a repris confiance, certes on a de la qualité, mais il ne faut pas croire que parce qu'on a fait une meilleure compétition que nos trois adversaires, ça va suffire. C'est l'opération commando pour tout le monde et il faut montrer qu'on a plus envie d'aller aux Jeux que les autres.

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L'équipe de France peut-elle manquer les Jeux ?
C'est une réalité, et c'est ce qui doit nous motiver encore plus. Si on était dans le tournoi de la Norvège, avec des adversaires avec moins de renom que les nôtres (Brésil, Chili et Corée)... Donc il faut regarder cette réalité en face, elle ne doit pas nous effrayer mais au contraire nous motiver, nous pousser à avoir un niveau encore plus fort mentalement et physiquement sur ce long week-end. Il y a plein de motifs de motivation. Ça peut être mes derniers matches en sélection ce week-end car derrière ça serait très, très certainement ma dernière compétition. Donc je suis ultra-motivé, j'ai envie qu'on continue sur la dynamique qu'on a depuis janvier, qu'on vive des moments forts, et ce week-end va être très puissant pour tout ça. »