Handicap de performance maintenu mais ajusté pour les Toyota

Basile Davoine
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Des modifications ont été apportées au système de handicap de performance pour la dernière manche du WEC à Bahreïn, la semaine prochaine. Seule la différence de points entre les deux Toyota TS050 Hybrid a été prise en compte, les deux prototypes japonais étant les uniques engagés de la catégorie LMP1 pour cette finale.

En tête du championnat, la Toyota #8 de ne sera pas pénalisée. Sans modification du système, les deux autos auraient été handicapées respectivement de 2"70 et 2"16 au tour, tout en maintenant entre elles l'écart de 0"54.

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La Commission Endurance de la FIA a décidé de retirer les autres LMP1 du système de calcul, qui prend normalement en compte la différence de points entre la moins bien classée des voitures de la catégorie, dans une limite de 40 unités. Toyota a confirmé avoir formulé cette requête, qui avait déjà été soumise à Spa-Francorchamps en août dernier en raison de l'absence des Ginetta, mais Rebellion avait alors mis son veto. Pour les 8 Heures de Bahreïn, l'écurie suisse sera absente. En revanche, le constructeur japonais n'avait pas l'intention de demander la suppression du système pour le rendez-vous de Sakhir, ce qui aurait mis les deux équipages au même niveau mais faussé le championnat.

"Le success handicap s'applique individuellement aux voitures, donc le fait que les Toyota soient les seules LMP1 à Bahreïn n'a pas d'importance", rappelle Pascal Vasselon, directeur technique de Toyota. "L'effet du success handicap doit être pris en compte sur une saison complète, et jusqu'à présent cette saison, la voiture #7 a eu un désavantage lors de trois des six courses de WEC, contre une seule fois pour la #8. Le classement du championnat reflète donc l'effet du handicap de performance. Il est juste et sportif de maintenir la réglementation pour la manche finale du championnat."

Le système de handicap de performance ne s'appliquait pas aux 24 Heures du Mans au mois de septembre, comme prévu par la réglementation. Le trio Buemi-Hartley-Nakajima, vainqueur dans la Sarthe, possède sept points d'avance sur la voiture sœur avant la dernière manche, où 38 points seront attribués au vainqueur et 27 points au deuxième, en raison de la durée de la course portée à huit heures. Un point est également attribué pour la pole position, et tout est donc encore ouvert entre les deux Toyota pour le titre mondial.

Avec Gary Watkins