Hippisme - Star EpiqE / Jockeys - Jean-Bernard Eyquem : «J'ai eu l'impression d'être Moïse»

L'Equipe.fr
C'est l'une des belles histoires du championnat EpiqE Series saison 1. Associé au champion Almanzor, Jean-Bernard Eyquem a atteint le Graal en enlevant le Prix du Jockey Club, signant à 40 ans le plus beau succès de sa carrière. Pas peu fier d'avoir piloté le meilleur 3 ans européen à cette occasion, il évoque ici sa victoire avec le crack, l'avant et l'après course, mais aussi 2017.

C'est l'une des belles histoires du championnat EpiqE Series saison 1. Associé au champion Almanzor, Jean-Bernard Eyquem a atteint le Graal en enlevant le Prix du Jockey Club, signant à 40 ans le plus beau succès de sa carrière. Pas peu fier d'avoir piloté le meilleur 3 ans européen à cette occasion, il évoque ici sa victoire avec le crack, l'avant et l'après course, mais aussi 2017.

Avant la course

« J'ai conscience d'avoir réalisé une carrière en dents de scie, de ne pas avoir été toujours sérieux. Jean-Claude Rouget m'a accordé sa confiance. Je collabore avec lui depuis 7-8 ans. Il m'a offert la possibilité d'être en selle sur Almanzor dans le Jockey Club. Christophe (Soumillon), qui avait gagné avec lui lors de sa sortie précédente, aurait pu le monter dans cette course mais il était retenu pour piloter un poulain de l'Aga Khan (Zarak). Ce n'est pas moi qui m'occupait d'Almanzor à l'entraînement, mais je le connaissais puisque nous avions déjà été associés en course. Nous avions gagné lors de ses débuts. Pour Jean-Claude Rouget, ça coulait de source : c'était à moi de le monter dans le Jockey Club, point à la ligne. Il m'a fait là un bien beau cadeau et je l'en remercie. J'ai déjà eu l'occasion de remporter un Groupe I comme le Jockey Club. Mais c'était il y a longtemps (Poule d'Essai des Pouliches en 2006 avec Tie Black) et à l'époque je m'étais mis la pression. Là, c'était zéro pression. J'ai pris de la bouteille, sans doute. Quelques jours avant la course, je me souviens avoir dit à des copains que je me voyais gagner avec Almanzor. »

La course

« Le grand mérite de ce succès revient à Almanzor, mais je crois que je me suis plutôt bien débrouillé. Il y a deux moments dans la course où je pense avoir pris les bonnes décisions. En passant devant les Grandes Ecuries, je me suis aperçu qu'il y avait de la place le long de la corde. Aussi, j'ai pris l'option de replonger derrière des chevaux qui avaient, selon moi, une chance d'aller loin. Puis, plus tard, j'ai choisi d'attaquer à seulement 300 mètres de l'arrivée. Là, lorsque j'ai décidé d'accélérer, j'ai eu l'impression que j'étais Moïse. Que la mer s'ouvrait devant moi. J'ai compris à cet instant que c'était gagné. »







L'après-course

« Simultanément, j'ai eu envie de pleurer, de crier ma joie. Il y a beaucoup de choses qui me sont revenues en mémoire (long silence). Par la suite, j'ai retrouvé Almanzor et nous avons gagné à Deauville. Puis Almanzor, avec Christophe (Soumillon), a remporté deux grandes courses en Irlande et en Angleterre, en battant à chaque fois de grands champions. J'étais heureux de le voir s'imposer, tout simplement. Que ce soit avec Christophe ou moi, c'était pareil. Et j'ai eu ma part, j'ai été gâté. Le cheval a été ensuite sacré meilleur 3 ans d'Europe. Je suis fier de lui et aussi un peu fier d'avoir joué un rôle dans ce titre. »

Et maintenant

« Je ne sais pas si je vais participer aux EpiqE Series cette année. J'ai croisé de bons chevaux chez des entraîneurs avec lesquels je collabore... Peut-être que M. Rouget fera appel à moi s'il a plusieurs partants dans une course EpiqE. Almanzor va peut-être participer au Prix de l'Arc de Triomphe cette année. Je serais ravi qu'il remporte l'Arc, que ce soit avec moi bien sûr ou avec un autre d'ailleurs. Il peut se passer tellement de choses. Qui sait ?»













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