Holger Rune après sa qualification en finale de Bercy : « Il faut que je mette autant de pression que possible »

Holger Rune a encore frappé fort samedi. (P. Lahalle/L'Équipe)

Ravi de disputer dimanche la première finale de sa vie en Masters 1000, le Danois de dix-neuf ans compte bien continuer à être agressif pour conquérir son plus grand titre.

« Vous avez nettement maîtrisé Félix Auger-Aliassime, pour votre toute première demi-finale de Masters 1000. Comment l'expliquez-vous ?
La semaine dernière j'avais perdu en deux sets contre Félix, en finale à Bâle (6-3, 7-5), cette fois je gagne en deux sets, j'ai appris des trucs du match d'avant. Je crois que j'ai su être plus intense, frappé la balle plus proprement, lui enlever du temps. Je pouvais prendre la balle super tôt aujourd'hui. J'ai réussi à maintenir le plan de jeu du début à la fin et ça a marché.


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Ce plan de jeu tient à une agressivité permanente, notamment ?
Il faut que je mette autant de pression que possible sur mon adversaire, à chaque match, parce que je sais que si ce n'est pas moi qui le fais en premier et que je lui laisse l'initiative, alors je me retrouverais agressé et je finirais probablement par m'incliner.

Vous voilà en finale pour la quatrième fois en quatre tournois. Votre co-entraîneur Patrick Mouratoglou estime qu'un des changements qui peuvent expliquer vos succès récents concerne le calme supérieur dont vous faites preuve sur le court. Comment travaillez-vous cet aspect ?
Je le travaille comme mon service, mon coup droit ou mon revers. Chaque aspect sur lequel vous pouvez progresser, qu'il soit mental, physique ou technique, vous rend meilleur chaque jour et c'est mon intention de le faire sur chaque petite chose de mon jeu. Tous les jours, sur le court, au stretching, sur la récupération, etc. C'est ce qui fera la différence. Le mental est bien sûr une partie du chemin, et je suis heureux de voir que cela avance.


« À deux ou trois centimètres près, je disparaissais d'entrée »

Dimanche, vous allez disputer votre première finale de Masters 1000. Peut-elle engendrer de la tension chez vous ?
Il y a toujours un peu plus de nerfs lors d'une finale, parce que vous êtes si proche de la victoire et que ça peut vous affecter. Il faut jouer ce match comme un autre, même si c'est plus facile à dire qu'à faire. Ce sera forcément super dur et il faudra tout simplement que je joue mon jeu, car c'est la meilleure façon pour moi de me donner le plus de chance de l'emporter.

Quel regard portez-vous sur votre tournoi, surtout que vous avez failli perdre dès votre premier match, contre Stan Wawrinka (4-6, 7-5, 7-6) ?
(sourire) C'est vrai, j'étais presque out. Trois balles de match contre moi (deux à 4-6, 4-5, une à 5-6 au troisième set)... Et j'en parlais avec mon coach : à deux ou trois centimètres près, je disparaissais d'entrée. Sur un coup droit, ma balle est passée à peine au-dessus du filet... Mais c'est souvent comme ça. Vous passez tout près de la défaite et ensuite vous allez loin dans le tableau. J'ai su rester dans le moment présent et je suis super heureux de m'être amélioré tout après tour. Espérons que j'aille au bout, maintenant... »


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