"Je suis un homme, hétéro, et nageuse de synchro" : Jean-Philippe Jel, l'unisexe en étendard

Guillaume Poisson
·2 min de lecture

On ne s’en douterait pas du tout vu d’ici. Le voilà qui se fraye un chemin parmi les costumes-cravates, dans le hall de cet hôtel chic du XVe, tout sourire dans son t-shirt couleur chair, son bermuda, ses baskets d'une grande marque japonaise. Il marche à grand pas, jambes écartées, pectoraux saillants, barbe de bûcheron. Pas une seconde, on n’imagine cet homme être... un nageur de natation synchronisée. Fichtre, serait-on si rétrograde ? "Faire entrer dans des cases allège la charge intellectuelle. Nageuse de synchro ? Superficielle. Nageur de synchro ? Pédé. Joueur de water-polo ? Mâle. Médecin ? Intelligent." C’est lui qui l’a écrit, Jean-Philippe Jel, dans son livre "J’peux pas j’ai synchro". Il y raconte son parcours de premier licencié masculin de natation synchronisée en Suisse. Les regards pleins de suspicion des gens du club. Les premiers émois devant un public en délire. Et son choix, dans un mélange de provoc’ et de militantisme, de se dire "homme, hétéro, et nageuse de synchro".

Attention, n’allez pas croire qu’il ressemble aux copains de Gilles Lelouche de Philippe Katerine dans le Grand Bain, comédie populaire qui a popularisé la synchro masculine. "Ce n’est pas du tout la synchro comme je la vois. Pour...

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