Humeur - Tous avec Andrea

L'Equipe.fr
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L'humeur du jour.

Pauvre petit bonhomme. Le malheureux Andrea Agnelli passe une triste semaine, un peu de compassion s'il vous plaît pour le président de la Juventus Turin. Mardi soir, son club a une nouvelle fois été éliminé dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions. C'est bien la peine de payer un quintuple Ballon d'Or 31 millions d'euros par an, d'avoir recruté Adrien Rabiot, sa queue de cheval et sa maman, et de financer la pré-retraite de Gianluigi Buffon.

Lundi déjà, le neveu du légendaire Gianni Agnelli était victime d'une campagne de harcèlement en ligne juste pour avoir lancé une idée, certes copiée sur ce que propose déjà la NBA : commercialiser des abonnements télé pour les quinze dernières minutes d'un match. Et pourquoi pas ? La deuxième mi-temps de la prolongation de Juve-Porto, ça valait bien sa petite pièce...

Parfois, la violence des réseaux sociaux, ça va beaucoup trop loin
Les commentateurs n'ont pas apprécié cette inventivité. Les plus perfides se sont même permis de comparer le dirigeant italien à son ancien confrère marseillais Jacques-Henri Eyraud, le célèbre défenseur du but qui compte double s'il est marqué en-dehors de la surface. Parfois, la violence des réseaux sociaux, ça va beaucoup trop loin.

Dans le football moderne, l'arrière-petit-fils du fondateur de l'empire Fiat adore jouer le rôle du grand méchant. A la tête de l'Association européenne des clubs, il milite sans relâche pour la création d'une ligue fermée, quitte à se faire détester par tous les supporters de la planète. Et il s'en moque. L'héritier Agnelli affiche même un mépris assumé pour ces équipes miséreuses qui, comme ses compatriotes de l'Atalanta Bergame, tentent malgré tout de tenir leur place dans l'élite européenne. Mardi prochain, contre le Real Madrid, les Lombards pourraient se qualifier pour les quarts de finale de la C1 pour la deuxième année consécutive. Un cauchemar de plus pour Andrea.