Humeur - Sagesse bretonne

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L'humeur du jour.

Lundi, la magie du principe de précaution a fait disparaître le Fedaia et le Pordoi (des cols, pas des chanteurs de l'Eurovision, ne remuons pas la cocaïne dans la plaie) de l'étape Sacile-Cortina d'Ampezzo, écourtant le Giro pour inquiétudes météorologiques à base de neige printanière importune. Bon. Toi qui geins depuis un mois en ouvrant les volets, rapport au fait que c'est la journée de la marmotte du temps de chien, et qui fais du vélo exclusivement en intérieur, notamment entre le buffet et la table du salon, devant le replay de Koh Lanta, tu n'es pas la mieux placée pour crier à l'assassinat d'épopée cycliste, mais quand même.

A partir du moment où la sécurité des coureurs n'était, semblait-t-il, pas en jeu, le troisième col n'ayant pas grand-chose à envier aux deux autres, pourquoi ce raccourcissement de quelque 60 km. Oui, le Bison Fûté de la météo avait annoncé un temps à ne pas mettre un chien dehors mais Bernal, c'est pas Rantanplan.

La fierté, ça tient chaud
Certes, Bielsa avait dû laisser sa glacière ouverte et le ciel crachait ses derniers morceaux d'hiver mais ça n'a pas empêché le Giro d'être le Giro, ni le Colombien de retirer son coupe-vent, pour franchir la ligne d'arrivée, après 153 km, par 2 degrés, dans son mince maillot rose. La fierté, ça tient chaud. T'es pas complètement passée du côté obscur du c'était mieux avant (tu as testé, tu n'as fait aucune allergie en écoutant l'hymne de l'Euro par Youssoupha), mais, quand même, c'est le côté dantesque de la chose qui a fait des cyclistes des Superman à grand braquet. Et Superman, il ne roule pas paisible, à la fraîche, décontracté du pignon.

Quand on fait du vélo, on sait gérer les caprices célestes, sinon on aurait fait du judo. Quand on fait du foot ou du rugby aussi, cela dit, c'est même un peu pour le plaisir d'avoir de la boue jusqu'au cervelet qu'on a voulu jouer, parfois. Pourtant les toits commencent à fleurir sur les stades, que l'on ferme (voire que l'on ne peut pas ouvrir du tout) à tout aléa climatique, l'oreille collée aux prévisions. L'occasion de rappeler ce proverbe breton : « qui trop écoute la météo, passe sa vie au bistrot ».

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