«I Love This Game», l'autobiographie de Patrice Évra sort aujourd'hui

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On peut gagner la Ligue des champions, soulever le trophée en souriant aux caméras, et ne pas nager dans le bonheur. Patrice Evra raconte qu’en 2008, quand il a remporté ce trophée tant convoité avec Manchester United, il faisait juste semblant d’être heureux. Pas parce qu’il n’avait pas envie d’être sur le toit de l’Europe, mais parce qu’il s’était transformé en machine à gagner avec son club.

A tel point que les notions de plaisir, de bonheur, avaient quasiment disparu. Ca me semble intéressant parce qu’à force de scruter frénétiquement les statistiques des joueurs et des équipes, on perd de vue l’essentiel. Le jeu, l’humain aussi. Patrice Evra décrit l’univers du haut niveau comme un monde de bonhommes où les joueurs ne peuvent montrer aucune faiblesse sous peine d’être raillés par le groupe. Pleurer devant un film triste, tu rigoles ou quoi, ça ne se fait pas. Et lui-même qualifie la vie à l’intérieur des équipes de haut niveau comme empreinte de masculinité toxique. On ne peut pourtant pas soupçonner Patrice Evra d’être un dangereux féministe extrémiste. C’est pour ça que c’est intéressant qu’un ancien joueur, qu’on a vu bravache tout au long de sa carrière, fendre l’armure et nous parle de l’envers du décor. 

Pendant sa carrière il n’a jamais évoqué les agressions sexuelles qu’il a subies adolescent

D’abord, ça peut prendre des années pour réaliser ce qu’on a subi, pour trouver la force d’en parler. Et encore plus dans un milieu comme le sport de haut niveau, où on che...


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