Iannone espère une réponse du TAS avant le début du championnat

Léna Buffa
motorsport.com

L'avocat d' est prêt : il a fait savoir que son recours auprès du Tribunal Arbitral du Sport serait déposé cette semaine, au plus tard vendredi. Dès lors, s'enclenchera l'ultime phase de la défense du pilote italien, suspendu 18 mois à compter du 17 décembre à la suite d'un contrôle antidopage positif réalisé au mois de novembre en marge du Grand Prix de Malaisie.

Après s'être déjà défendu auprès de la Fédération internationale de motocyclisme en mettant en avant l'absorption involontaire d'un stéroïde par le biais d'une viande contaminée, Iannone réclame un acquittement, ou tout au moins un allègement de sa sanction en adéquation avec son absence de responsabilité, reconnue par la Cour Disciplinaire Internationale de la FIM. En ce sens, c'est sur un passage de la sentence rendue le mois dernier que s'appuie la défense du pilote, puisque le verdict que rapporte son avocat indique : "[Les juges] prennent acte des affirmations des documents présentés par le pilote quant aux hôtels haut de gamme dans lesquels le pilote prenait ses repas et où il ne s'attendait pas à trouver de nourriture contaminée. Il en ressort que l'alimentation du pilote dépendait de la nourriture disponible dans les hôtels et qu'il n'avait pas beaucoup d'autre choix pour ses repas."

"Sur la base de la sentence, il n'est pas nécessaire de réaliser d'autres développements scientifiques, c'est un processus qui peut se baser uniquement sur les écrits", estime Antonio De Rensis, avocat du pilote, auprès de Sky Italia. "Le TAS devra évaluer si un athlète a fait tout ce qu'il devait, comme cela est d'ailleurs écrit dans la sentence. Je crois qu'Andrea Iannone mérite d'être complètement acquitté."

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Une fois le recours officiellement déposé auprès du TAS, c'est un processus relativement rapide qui s'enclenche, avec en tout cas des délais suffisamment compressés pour que l'avocat espère, dans le meilleur scénario possible, que la sanction de son client soit levée avant même le début de la saison. Rappelons que la Dorna espère organiser un premier Grand Prix dans moins de dix semaines.

"[Une fois le recours déposé], la fédération a 20 jours pour répondre à nos arguments. Ensuite, les juges du TAS prennent en main le dossier et, s'ils établissent qu'il n'est pas nécessaire de fixer une audience, j'ai confiance dans le fait que l'on puisse arriver à une décision en deux mois. Si jamais le TAS devait décider d'organiser une audience, cela s'allongerait, mais pas de beaucoup plus d'un mois ou un mois et demi", souligne l'avocat.

"Compte tenu des arguments, j'estime que cela pourra être décidé sur la base des documents, sans convoquer d'audience. Dans la meilleure des hypothèses, nous pourrions avoir une sentence fin juillet, et dans la plus mauvaise tout de suite après l'été. Nous avons donc confiance quant au fait que lorsque le championnat est censé débuter, Andrea aura déjà reçu la sentence définitive."

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