Igor Tudor (OM) : « J'ai envie d'utiliser Bamba Dieng un peu plus »

Igor Tudor (OM) : « J'ai envie d'utiliser Bamba Dieng un peu plus »

Pour affronter Hyères (N2) en Coupe de France, samedi après-midi, l'entraîneur croate de l'OM sera privé de Tavares (suspendu), Clauss (adducteur), Gigot (protocole commotion) et peut-être de Payet. Il a annoncé la titularisation de Blanco dans la cage et déclamé ses ambitions, en conférence de presse.

« Que représente la Coupe de France pour vous ?
C'est une compétition importante pour nous, on veut la gagner. Je l'ai dit aux joueurs ce jeudi matin. Les premiers tours sont toujours difficiles. Il faut éviter de sous-estimer l'adversaire, on a vu ce qu'il s'est passé il y a deux ans (défaite contre Canet-en-Roussillon, N2, en mars 2021). On veut remporter ce trophée et aller aussi en Ligue des champions, la saison prochaine.

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Comment préparez-vous cette rencontre contre une formation d'amateurs ?
Il n'y a pas de préparation particulière. C'est une compétition courte, c'est ce qui fait son charme, en quatre ou cinq matches, tu es en position de remporter ce trophée. La motivation doit être supérieure, et on tient à affronter nos adversaires avec la meilleure équipe possible. On a un banc assez court en ce moment, on n'a pas beaucoup de joueurs.

Ce (jeudi) matin, nous étions en petit comité, avec 13 ou 14 joueurs à l'entraînement. Mais on va mettre une équipe intéressante sur le terrain, on va pousser dès le début, pour ne pas laisser la moindre chance à l'adversaire, ni la possibilité d'y croire. J'ai notamment envie d'utiliser Bamba (Dieng) un peu plus, il a des qualités, je n'ai pas pu en profiter assez en première partie de saison.

Quelle est la marge de progression de votre équipe sur la seconde partie de saison ? Quels sont vos souhaits particuliers sur la suite, tactiquement ?
Mon expérience me dit que si jamais on arrête de faire ce qu'on a toujours fait à l'entraînement, on peut vite perdre le fil, en trois, quatre séances. Moins on a de matches, plus on a de temps pour l'entraînement. De mon point de vue, lors des deux derniers matches, sur la structure offensive, on s'est améliorés.

Sur les séquences sans ballon, en revanche, on peut progresser. On travaille beaucoup du point de vue physique et ce, toute l'année. Pour ce foot différent, voire excessif dans le physique, il faut travailler toujours et tout le temps, sinon tu ne peux avoir un bon rendement le week-end.

Êtes-vous surpris de voir votre équipe à ce niveau après la préparation physique de décembre ?
On a fait deux gros matches sur cette reprise, mais ça dépend aussi des adversaires. Sans manquer de respect à Toulouse et Montpellier, sur les deux premiers matches depuis la reprise, on a couru 108 et 111 kilomètres, alors qu'on a parcouru près de 125 kilomètres contre Tottenham, le 1er novembre. Il y a donc une véritable marge de progression.

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Comment gérez-vous le sujet Nuno Tavares, expulsé lundi soir à Montpellier ? À la Mosson, vous parliez de lui coller une amende...
Il existe des règlements internes dans tous les clubs. Si les joueurs sont en retard au petit-déjeuner, il y aura une amende, s'ils font quelque chose de plus grave, il y aura une amende plus importante.

Au final, ce n'est pas tant une question de la sanction qu'une question de respect. Une personne a couru pour arriver à l'heure, une autre a pris son temps et s'est pointée en retard : voilà une différence de respect, et de manque de courtoisie pour les autres personnes présentes. Le plus souvent, les joueurs gèrent ça directement entre eux. Moi, j'interviens très rarement. »