Inde: face à la canicule extrême, des oiseaux déshydratés et épuisés tombent du ciel

Un oiseau déshydraté par la chaleur au Jivdaya Charitable Trust d'Ahmedabad le 3 mai 2022 - SAM PANTHAKY / AFP
Un oiseau déshydraté par la chaleur au Jivdaya Charitable Trust d'Ahmedabad le 3 mai 2022 - SAM PANTHAKY / AFP

Une situation qui fait souffrir tout l'écosystème. Ces dernières semaines, l'Inde et le Pakistan font face à une vague de chaleur extrême. Ce mercredi encore, les températures dépassent facilement les 40°C, s'approchant régulièrement des 50°C dans certaines localités.

Au milieu de la nuit ce mercredi, les températures tournent encore autour des 36°C.

Forcément, si les êtres humains souffrent de cette situation, bien qu'il n'y ait pas de bilan officiel à ce jour, la chaleur n'épargne pas les animaux. Reuters raconte ce mercredi que des dizaines d'oiseaux tombent du ciel et sont récupérés par des sauveteurs. Les volatiles sont en effet épuisés et déshydratés.

50 à 60 oiseaux chaque jour

L'agence de presse cite notamment l'hôpital pour animaux d'Ahmedabad, dans l'État du Gujarat, qui a soigné plusieurs centaines d'oiseaux ces dernières semaines. "Nous recevons chaque jour au moins 50 à 60 oiseaux déshydratés", a raconté à l'AFP le cofondateur de l'hôpital, Gira Shah.

Pour les traiter, les vétérinaires leur injectent de l'eau dans le bec, et leur donnent des plaquettes de vitamines pour les nourrir. Un sur quatre ne survit pas, que ce soit à cause de la déshydratation ou d'autres complications.

Une vague de chaleur tous les 4 ans?

Les vagues de chaleur ont tué plus de 6500 personnes en Inde depuis 2010. Un chiffre qui pourrait donc augmenter drastiquement cette année et dans le futur. En effet, selon les experts, ces épisodes extrêmes pourraient se régulariser à cause du réchauffement climatique.

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"Avant que les activités humaines n'accroissent les températures mondiales, une chaleur comme celle qui a frappé l'Inde au début du mois n'aurait été observée qu'environ une fois tous les 50 ans", a affirmé le Dr Mariam Zachariah, spécialiste des sécheresses et du changement climatique à l'Imperial College de Londres. "Nous pouvons désormais nous attendre à des températures aussi élevées, environ une fois tous les quatre ans", prévient-elle.

Article original publié sur BFMTV.com

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