Indiscipline, gardien, finition : les trois défis de Reims

Junya Ito déstabilise Johann Lepenant lors de la rencontre opposant Reims à Lyon (1-1). (A. Réau/L'Équipe)

L'équipe champenoise a parfois déployé de belles séquences, mais, avec un seul succès en sept journées, elle est plombée par son irrégularité.

Au même moment la saison dernière, Reims comptait un point de plus (7, contre 6 actuellement). La situation n'est donc pas alarmante (16e). Mais pour éviter qu'elle le devienne, Oscar Garcia et son équipe doivent vite avancer sur trois axes de travail.

Finir les matches à onze

Reims a terminé quatre matches sur sept en infériorité ! Si l'expulsion de Jens Cajuste à Angers à 2-1 a été bien surmontée (victoire 4-2, le 31 août), celles d'Emmanuel ­Agbadou à 2-0 contre Clermont (2-4, le 14), de Dion Lopy à 1-0 devant Lyon (1-1, le 28) et d'Alexis Flips à Toulouse à 0-1 (score inchangé, dimanche) ont coûté cher. « Il va falloir apprendre à se canaliser, du président aux joueurs, qui ont peut-être parfois trop d'envie, par péché de jeunesse », reconnaît le président, Jean-Pierre Caillot, suspendu jusqu'au 31 décembre pour propos injurieux à l'encontre de ­Jérémy Stinat, l'arbitre du match contre l'OL. « Mais comme le coach (qui vient de purger deux matches), ce sont de grands garçons et je ne suis pas trop inquiet. »

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Présenter un clean sheet

Le patron champenois apparaît en revanche « plus préoccupé » par les performances de Patrick Pentz. « On ne peut pas encaisser un but à chaque match ! », peste de son côté Garcia, en quête d'un premier clean sheet cette saison (14 buts encaissés). Le gardien autrichien arrivé libre de l'Austria Vienne pour succéder au très fiable ­Predrag Rajkovic (Majorque) est 18e au pourcentage de tirs arrêtés (53 %). « Il doit apprendre à mieux se positionner en fonction de ses défenseurs » et surtout « se montrer décisif », assène Caillot, afin de sécuriser une défense fragilisée par les départs de Ghislain Konan (Al-Nassr) et Wout Faes (Leicester). Sans oublier « la blessure (ischio-jambiers) de Thomas Foket », précise le boss.

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Reims n'a remporté que deux matches sur treize à domicile en L1 cette année (5 nuls et 6 défaites).
C'est le plus faible total des équipes ayant joué dans l'élite depuis le 1er janvier.
Opta

Doper l'animation offensive

Caillot attend ainsi avec impatience le retour du Belge (après la trêve internationale) comme piston pour booster l'animation du 3-4-3 de Garcia. Intéressante par séquences, elle dépend trop du duo Balogun (21 ans, 5 buts) - Ito (29 ans, 2 buts), qui sont les deux grandes satisfactions du début de saison. Il reste donc à leur équipe à offrir plus de variété et de régularité pour se montrer plus efficace et imprévisible devant.

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