Inside - Le premier jour d'Ocon chez Renault F1

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Lorsque vous le rencontrez pour la première fois, vous pensez qu' vient du sud de la France. Il y a la peau bronzée, l'intense curiosité dont il faut preuve et bien sûr le nom, Esteban : on pense aux paysages spectaculaires des Pyrénées, avec leurs couleurs et les saveurs qui relient la France et l'Espagne de l'Atlantique à la Méditerranée. En réalité, il vient de l'autre bout du pays, né dans une famille aux racines espagnoles dans la ville normande d'Évreux, qui est plus proche d'Enstone en Angleterre (555 km) que de la frontière avec l'Espagne (environ 850 km). 

Esteban Ocon, Renault F1 Team R.S. 19

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Esteban Ocon, Renault F1 Team R.S. 19 Mark Sutton / Motorsport Images
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Mark Sutton / Motorsport Images

Ce n'est qu'en décembre, cependant, qu'il a pu enfin monter dans la voiture, ou même s'habiller en jaune, lors des essais de fin de saison à Abu Dhabi. Jusqu'à la veille, il n'avait même pas été autorisé à aller dans le garage... Lorsque le grand jour est finalement arrivé, le 3 décembre, il avait aussi une nouvelle casquette à ajouter à sa collection. "C'est mon premier jour, dites bonjour !" est écrit en gros sur sa tête, grâce à une casquette semblant avoir été dérobée à un débutant chez Walmart. 

"C'est quelque chose que les gars de l'usine ont fait pour moi, c'est cool non ?" lâche Ocon, qui est en fait bien plus fier de cette casquette que ce qu'il laisse entendre. Car ce n'est pas un simple coup de com', c'est un véritable signe d'affection de la part d'une équipe qui est ravie de voir un pilote français de retour dans ses rangs. Ce sentiment est réciproque : "J'ai attendu ce moment pendant des mois, c'est si bon d'être de retour. J'ai reçu un accueil vraiment chaleureux, et je vois certains visages familiers tout en apprenant à en connaître d'autres."

Esteban Ocon, Renault R.S. 19

Esteban Ocon, Renault R.S. 19 <span class="copyright">Joe Portlock / Motorsport Images</span>
Esteban Ocon, Renault R.S. 19 Joe Portlock / Motorsport Images

Joe Portlock / Motorsport Images

Pour le moment, Ocon est là pour apprivoiser la voiture. Dès 9 heures du matin, il est dans la voie des stands pour s'élancer au feu vert, déterminé à engranger le maximum de tours possible. "Je n'ai pas beaucoup piloté cette année et les essais l'an prochain seront encore plus restreints, donc c'est important de faire autant de tours que possible durant ces deux journées", explique-t-il plus tard. 

Ocon est immédiatement dans le rythme, mais pas de manière spectaculaire. Après environ la moitié d'une distance de course, il est clair qu'il a un léger problème avec son baquet : c'est quelque chose qui l'a déjà affecté auparavant compte tenu de sa taille (1m80). "Je suis un peu plus à l'aise dans la Renault que je ne l'étais dans la Mercedes néanmoins, car Daniel et Nico sont tous les deux plus grands que Lewis et Valtteri", fait remarquer Ocon. "J'ai aussi fait une journée de simulateur à Enstone avant de venir ici, ce qui a aidé."

Esteban est de retour en piste l'après-midi et boucle un roulage sans problème le lendemain (il est le seul à piloter les deux jours dans la même voiture) pour terminer avec 205 tours et le dixième chrono. Mais on ne peut jamais lire grand-chose lors des essais. Il s'agit plutôt de s'immerger à nouveau dans l'environnement F1. "Nous avons commencé à travailler sur tous les détails désormais", précise Ocon après sa deuxième journée dans la voiture. "Dans l'après-midi j'ai commencé à me rapprocher de la limite. Certains détails importants ont été réglés de mon côté et nous avons identifié les domaines sur lesquels nous devions travailler."

Il ne dit pas comment la Renault se comportait par rapport à la Mercedes qu'il a pilotée en 2019 : il est trop malin pour ça. "On peut bien sûr apprendre certaines choses, mais il faut savoir où est la limite par rapport à ce que l'on transmet d'une équipe à une autre", explique-t-il. "C'est une question de professionnalisme autant que de respect."

Mais le sourire quand il descent de la R.S.19 ne peut pas être simulé. Il l'apprécie et il est heureux d'être de retour, ça ne fait aucun doute. Il admet même que le deuxième jour (où il a couvert 128 tours) en valait deux. Jusqu'ici tout va bien. Mais ce n'est que la lune de miel. Après plusieurs années passées à vivre ensemble, la vie de couple sera-t-elle toujours aussi passionnante ?

Esteban Ocon, Renault F1 Team

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Esteban Ocon, Renault F1 Team Mark Sutton / Motorsport Images

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