Jérémie Ribourel après la rétrogradation de Narbonne en D3 : « On a un budget qui peut être acceptable »

Jérémie Ribourel et Narbonne pourraient repartir en troisième division à l'automne. (E. Garnier/L'Équipe)

Rétrogradés en troisième division mardi, quatre mois après son titre européen, Narbonne et son président Jérémie Ribourel espèrent récupérer leur place en Ligue A en réduisant les coûts de l'Arena, leur nouvelle salle de 3 600 places.

Quatre mois après son premier titre européen, la Challenge Cup, célébré dans une Arena à guichets fermés au bout du set en or, Narbonne affronte une intersaison difficile. Relégués administrativement en Élite, la troisième division française, fin juin, les Centurions ont vu la DNACG confirmer cette décision mardi. En cause : les coûts d'utilisation du nouvel écrin des Narbonnais (jusqu'à 3 600 places), l'une des trois plus grandes salles du Championnat, inauguré en janvier 2020. Pas résigné, le président Jérémie Ribourel espère obtenir une baisse de ces coûts pour assurer à l'ambitieux club audois, demi-finaliste du Championnat, une nouvelle saison en Ligue A.

« Trois semaines après sa première décision, la DNACG a confirmé la rétrogradation de votre club en troisième division, êtes-vous surpris par cette décision ?
On sait qu'on a un budget qui peut être acceptable. La DNACG a pointé du doigt le coût de l'Arena : 200 000 euros l'an dernier. Elle le compare avec tous les budgets des clubs et trouve que c'est disproportionné. Ça représente environ 10 % de notre budget. On a inauguré l'Arena en janvier 2020 et les deux années avec le Covid ne nous ont pas aidés avec des matches à huis clos ou sous jauges...

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Dans sa première décision, la DNACG pointait aussi un déficit de 240 000 euros en fin de saison...
On a réuni 250 000 euros pour combler le déficit de l'association et 200 000 euros pour capitaliser la société que l'on va créer (Narbonne passe du statut d'association à celui de société). Ce sont des sommes qu'on va mettre en oeuvre dès qu'on aura le feu vert pour rester en Ligue A. Les gens qui participent débloqueront ces fonds à ce moment-là.

Jérémie Ribourel

« On a demandé à la ville de faire une réunion avec le délégataire de service public, la société qui gère la salle, pour tenter de trouver une solution. »

Comptez-vous déposer un recours devant le CNOSF ?
J'ai 15 jours pour le faire mais ce ne sera le cas que si je suis en mesure d'avoir un budget qui puisse convaincre le CNOSF. Je n'irai pas présenter la même chose que devant la DNACG.

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De quelles solutions disposez-vous pour convaincre ?
On va tenter de s'entendre avec les différentes parties sur les coûts d'utilisation de l'Arena. On a demandé à la ville de faire une réunion avec le délégataire de service public, la société qui gère la salle, pour tenter de trouver une solution. À la mairie de voir aussi ce qu'elle peut prendre en charge, elle n'avait peut-être pas pris la mesure de ce que l'Arena pouvait nous coûter. On a beau remplir la salle, faire du spectacle après deux ans de crise, les jauges et les huis clos nous ont fait mal. Maintenant, on n'a plus le choix.

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