Jürgen Klinsmann : « Ça peut être la Coupe du monde des surprises »

Arsène Wenger et Jürgen Klinsmann en conférence de presse. (Matthew Childs/Reuters)

Directeur du Développement du football mondial de la FIFA, Arsène Wenger a présenté samedi avec Jürgen Klinsmann les outils data développés par l'instance internationale pour la Coupe du monde. Avec quelques projections.

Directeur du Développement du football mondial de la FIFA, Arsène Wenger a présenté samedi à Doha, en compagnie de l'ex-attaquant international allemand et sélectionneur Jürgen Klinsmann, les outils data développés par l'instance internationale pour suivre la Coupe du monde à la loupe.

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Le Français et l'Allemand font partie du groupe d'étude technique de la compétition, avec l'Italien Alberto Zaccheroni, le Nigérian Sunday Oliseh, l'ex-international sud-coréen Duri Cha, le Colombien Faryd Mondragon, le Suisse Pascal Zuberbühler. Un groupe qui chapeaute une équipe de 78 analystes qui dévoileront des données accessibles sur le site fifatrainingcentre.com sur les joueurs, sur leurs performances, avec et sans ballon, pour ceux qui sont friands des datas.

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« C'est intéressant aussi pour voir comment le foot évolue et a évolué notamment depuis la Coupe du monde en Russie, a souligné Wenger. On voit par exemple ici et là des attaquants qui doivent de plus en plus défendre, des gardiens et des défenseurs de plus en plus impliqués dans la construction, des blocs plus haut. On voit aussi notamment que la façon dont est organisé le pressing ou le contre-pressing est devenue plus universelle. C'est intéressant de voir comment c'est déjoué, par les orientations de passe, les longs ballons ou le dribble, et comment s'organisent les transitions. »

Les cinq changements (contre trois auparavant) sont aussi une évolution marquante : « La moyenne du premier changement est passée de la 72e à la 65e, relevait Wenger. En moyenne, les 4e et 5e changements se produisent entre la 80e et la 90e. ça amène plus de flexibilité tactique, plus de chances de changer un match. »

Au Qatar, Klinsmann s'attend « à des matches de haute qualité » compte tenu de la période à laquelle se joue cette Coupe du monde. « Bien sûr, il y a des blessures mais il y en a aussi dans les Coupes du monde en fin de saison. En tout cas, ce sera exigeant physiquement et globalement, les joueurs sont affûtés. On peut s'attendre à plus de détermination, plus de volonté d'aller de l'avant. »

2018 avait sacré une équipe de France qui avait eu moins le ballon que son adversaire en demi-finale et en finale. Qu'en sera-t-il au Qatar ? « Les équipes qui vont au bout doivent avoir une certaine maîtrise, ajoutait Wenger. Mais avec Mbappé, l'équipe de France avait l'équipe la plus dangereuse en transition. » « Ça dépend aussi de la culture du pays, poursuivait Klinsmann. L'Espagne aime avoir le ballon. Mais il peut y avoir plusieurs approches. » Et comme toujours, des équipes attendues. « Mais ça peut être la Coupe du monde des surprises », glissait Klinsmann. « Vous prenez le groupe des Pays-Bas, du Sénégal, de l'Équateur et du Qatar, c'est bien difficile de savoir qui en sortira, note Wenger. Il y a les données, mais bien évidemment, le côté émotionnel est important, aussi. »