Jack Grealish (Angleterre) et sa superstition des chaussettes baissées

Jack Grealish se démarque par ses chaussettes courtes et ses petits protège-tibias. (S. Stacpoole/Presse Sports)

Avec ses courtes chaussettes et ses petits protège-tibias, Jack Grealish ne passe pas inaperçu sur un terrain. Mais l'Anglais, qui affrontera la France en quarts de finale de la Coupe du monde, samedi (20h), l'assure, tout n'est qu'une histoire de superstition.

L'habitude remonte à presque 10 ans. Dans la banlieue de Birmingham, Jack Grealish montre déjà l'étendue de son talent dans les catégories jeunes d'Aston Villa. Mais à 16 ans, l'ailier reste un adolescent. Qui a parfois du mal avec certaines corvées, dont la lessive.

« Une fois mes chaussettes ont rétréci au lavage, explique-t-il au Birmingham Live. Je ne pouvais pas plus les monter très haut, juste en dessous des mollets. » Un style dans lequel le joueur de Manchester City s'est senti à l'aise ce jour-là. Moins gêné par ses vêtements, plus fluide dans ses mouvements, il enchaîne les bonnes performances et les buts lors de cette saison. Et un brin de superstition entérine le style du joueur. « Je me suis dit que j'avais bien joué, c'est devenu une superstition et après j'ai gardé cette habitude, raconte-t-il. J'ai gardé ce style depuis et je le garderai encore longtemps. »

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Aucune règle à ce sujetPour aller avec ses courtes chaussettes, l'Anglais utilise également des protège-tibias pour adolescent. Et malgré les remarques de plusieurs arbitres, il persiste, assurant que c'est plus confortable pour lui. Le natif de Birmingham n'enfreint de toute manière aucune règle avec ce style.

Dans l'article 4 de son règlement, la FIFA oblige certes à porter des protège-tibias. Mais elle n'impose en effet « aucune restriction quant aux types de protège-tibias que les joueurs peuvent porter ». C'est ce qui avait inspiré à l'époque Georges Best, premier joueur iconique à jouer avec des chaussettes repliées jusqu'aux chevilles. Mais pas un modèle pour Grealish. « Même si j'adore le joueur et je l'admire, ce n'est pas pour lui ressembler, assure-t-il. C'est une question de confort et de croyance. »

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Mieux se protéger pourrait pourtant profiter à l'ancien d'Aston Villa. Car comme son prédécesseur Nord-Irlandais à son époque, l'ailier prend beaucoup de coups. Il a d'ailleurs été le joueur qui a subi le plus de fautes en Premier League lors de la saison 2020-2021. Et ce alors qu'il a manqué une dizaine de rencontres, à cause d'une blessure au... tibia. La troisième dans la carrière de l'Anglais, qui n'a pour autant jamais envisagé de remonter ses chaussettes.