Jacques Rivoal, président du GIP France 2023, estime que les affaires « sont derrière nous »

Jacques Rivoal, président du GIP France 2023. (F. Faugère/L'Équipe)

Le président du GIP France 2023 Jacques Rivoal a expliqué à l'AFP samedi qu'il estimait que les affaires qui ont plongé l'institution organisatrice du Mondial (8 septembre - 28 octobre) étaient désormais « derrière nous ».

La préparation de la Coupe du monde 2023 en France est « complètement en trajectoire », malgré la multiplication d'affaires touchant son comité d'organisation « qui sont derrière nous », a assuré samedi à l'AFP le président du comité d'organisation, Jacques Rivoal.

En plus d'une première enquête ouverte pour trafic d'influence et corruption, l'ancien directeur général du groupement d'intérêt public (GIP) France 2023 Claude Atcher, mis à pied cet été puis débarqué en octobre par le conseil d'administration, est visé par une autre enquête, pour harcèlement moral, a révélé cette semaine le quotidien L'Équipe.

« Ce sont des événements qui sont un peu derrière nous aujourd'hui. Ça n'a fait que confirmer que les décisions qui ont été prises cet été sont les bonnes », a réagi Jacques Rivoal, interrogé samedi par l'AFP en marge d'un événement promotionnel à Saint-Denis, en référence au limogeage d'Atcher.

« Nous n'avons pas du tout été affectés par l'actualité qui a été effectivement un peu agitée, a ajouté M. Rivoal, déjà président du GIP du temps où M. Atcher en était le directeur général. Les deux meilleurs signes sont que les billets se sont vendus très bien et que tous les sponsors nous ont rejoints et nous sont restés fidèles. Aujourd'hui, on est complètement en trajectoire pour réaliser ce qui va être une très grande fête populaire. »

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Au moment du lancement de la candidature, M. Atcher avait affirmé pouvoir réaliser 200 millions d'euros de bénéfices potentiels. Depuis cette annonce il y a deux ans, le total n'a cessé de diminuer dans les discours publics, descendant à 68 millions d'euros. Après consultation de nombreux documents budgétaires inédits et d'extraits du rapport secret de l'inspection générale des finances (IGF), L'Équipe a pu constater que le chiffre est beaucoup moins important : la Coupe du monde ne serait plus rentable que de 40 millions d'euros.

Résultats budgétaires étudiés le 2 févrierSuite au départ de son directeur général, qui dénonce un « acharnement judiciaire et médiatique » contre lui, le conseil d'administration du GIP se penchera le 2 février sur les résultats d'une revue budgétaire intégrant une « vision globale », a indiqué Rivoal.

« On a pour la première fois fait un travail de transparence pour présenter un résultat complètement consolidé. Ce que je peux vous dire [...], c'est qu'on sera à même de présenter un résultat qui sera au niveau des meilleurs benchmarks dans l'histoire des Coupes du monde », a déclaré le président du GIP.

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