"J'ai mis trois ans à m'en remettre" : quand les skippers rentrés du Vendée Globe plongent dans l'amer

Raphaël Godet, Pierre Godon
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Eric Bellion salue la foule façon reine d'Angleterre. Sa Majesté est de retour au royaume des terriens, ce 13 février 2017, après 99 jours sur les mers du Vendée Globe. Ambiance fumigènes et fusées de détresse. Le marin doit pourtant encore patienter avant de poser pied à terre aux Sables-d'Olonne (Vendée). "Je ne suis pas encore descendu qu'il y a des gens qui veulent m'embrasser, des copains qui veulent me porter sur leurs épaules… J'ai trouvé ça extrêmement violent, glisse le skipper arrivé neuvième. C'est un sentiment étrange, tu es heureux d'en finir, et en même temps tu es mal à l'aise."

Le navigateur de 40 ans est "encore ailleurs" quand les caméras se fixent sur sa tignasse humide et sa barbe broussailleuse. Il fait nuit noire et voilà qu'on allume les spots, pleine face. "Ça aussi, ça fait bizarre."

Raz de marée médiatique

Sébastien Destremau, bon dernier de cette même édition, après plus de 124 jours de course, résume dans son livre Seul au monde la marée médiatique qui submerge les navigateurs au retour : "On me pose dix fois, vingt fois, cent fois, la même question. Je réponds et je souris sur commande :
'Sébastien, heureux de rentrer à la maison ?
- Heureux, oui, ça me tardait vraiment…'
Je n'en pense pas un mot."

Arrivé 50 jours plus tôt auréolé de la gloire du (...)

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