Jandré Marais : « On doit relancer notre saison »

Jandré Marais repousse Cheslin Kolbe lors de la victoire bordelaise face à Toulon. (N. Luttiau/L'Équipe)

À l'occasion de la présentation de la saison de Champions Cup ce mardi en Angleterre, le deuxième-ligne sud-africain de l'UBB, Jandré Marais, est revenu sur le début de saison décevant de son club et sur la présence de ses compatriotes dans la nouvelle mouture de la Coupe d'Europe.

« Quel regard portez-vous sur l'arrivée des franchises sud-africaines en Champions Cup ?
C'est cool. Pendant le match France-Afrique du Sud (30-26, le 12 novembre), c'était très impressionnant de voir le niveau physique des Springboks. Dans l'équipe des Sharks, douze joueurs ont joué ce match à Marseille. Donc ça va être le même niveau. On est très excité de jouer contre eux.

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L'UBB jouera face aux Sharks (le 16 décembre et le 14 janvier). Ce sera un moment particulier face à votre ancienne équipe ?
Pour moi, c'est sûr que ce sera spécial parce que j'ai joué là-bas il y a dix ans (entre 2009 et 2013). Les joueurs ne sont plus les mêmes (rire), mais il reste quelques membres du staff que je connais un peu. Je suis très content de retrouver cette équipe.

L'arrivée des Sud-Africains donne-t-elle une nouvelle ampleur à la Champions Cup ?
Je suis fier parce que je pense que cette compétition est maintenant la plus grande dans le monde. Il ne manque que les Australiens et les Néo-Zélandais. Cela va être très intéressant de voir comment les Sud-Africains vont se comporter. On va voir comment ils fonctionnent en club, parce que c'est toujours différent par rapport à la sélection. On va voir s'ils sont capables d'être aussi performants que les Springboks.

Le 16 décembre, vous affronterez peut-être votre futur entraîneur, Yannick Bru, présent dans le staff des Sharks ?
Je ne pense qu'à Brive ce week-end (sourire). Après, on verra comment ça se passe contre les Sharks. Mais pour l'instant, je n'y pense pas du tout.

Cette Champions Cup peut-elle permettre à l'UBB de prendre un nouvel élan après un début de saison décevant ?
On doit relancer notre saison. On a vraiment des difficultés à l'extérieur. On a besoin de continuité, de trouver le momentum. Pour l'instant, on gagne, on perd, on gagne, on perd... On a besoin d'enchaîner trois ou quatre victoires comme on l'a fait dans le passé, pour nous relancer en Top 14 et bien commencer la Champions Cup.

Qu'est-ce qu'il vous manque pour basculer sur une série positive ?
Il nous manque de la consistance. Et un peu de chance aussi, parce qu'on en manque un peu. À Perpignan ce week-end (défaite 23-20), il y a Santi (Cordero) qui sort en touche avant d'aplatir, puis Jeff qui marque mais l'essai n'est pas accordé. Lors du premier match de la saison contre Toulouse (défaite 25-26), Madosh (Tambwe) marque un essai mais l'arbitre siffle en-avant. Il y a toujours besoin d'un peu de chance et aussi de confiance. Il faut que l'on s'exprime mieux.

Comment était le groupe après la défaite à Perpignan ce week-end ?
C'était dur parce qu'on était très proche de gagner, comme lors de nos autres matches à l'extérieur. On a les cartes en mains mais on n'y arrive pas à la fin. Ce sont ces 10 % qui nous manquent. Le Top 14 est très serré cette année. Il nous faut des victoires à l'extérieur pour nous permettre d'intégrer le top 6.

Le départ de Christophe Urios a-t-il été digéré par le groupe ?
On a toujours nos entraîneurs des avants (Julien Laïrle) et des trois-quarts (Frédéric Charrier) qui font un super boulot. On est un peu plus resserré, parce qu'on sait qu'ils ont besoin de nous. C'est le rugby, chaque semaine, c'est dur.

Le groupe des leaders, dont vous faites partie, doit-il prendre les choses en main ?
On est obligé. On n'a plus Christophe (Urios). C'est dur, il reste encore sept mois de compétition. En tant que joueurs et que leaders, on doit apporter un supplément d'effort, sinon ce sera impossible et ça va très mal finir. »